• (Red Cloud, Lakota Oglala)

     

    MAH'PIYA LUTA

     

    Red Cloud (1822-1909) chef des Lakota Oglala, qui pour un temps, résista avec succès à l'occupation par les Etats-Unis du territoire qui fait maintenant partie du Wyoming, Montana et Dakota du Sud. Pendant l'année 1860, Red Cloud combattit pour empêcher l'armée américaine d'ouvrir la piste Bozeman, qui conduisait aux mines d'or du Montana à travers un important territoire de chasse Sioux. En 1866 Red Cloud assuma le commandement d'un groupe de Sioux et de Cheyennes qui s'opposa au projet de l'armée de bâtir trois fortifications destinées à maintenir la piste ouverte. Pendant deux ans Red Cloud et ses alliés assiégèrent ces forts.

    Finalement en 1868 le gouvernement américain accepta d'abandonner trois forts. Red Cloud signa le traité de Fort Laramie le 29 Avril 1869. Le gouvernement des Etats-Unis, une fois de plus, abusa Red Cloud : bien qu'il abandonnait la piste Bozeman, le traité inclus une clause installant les Sioux dans une réserve actuellement située dans le Dakota du Nord.

     

    http://www.legendsofamerica.com/photos-nativeamerican/ChiefRedCloud1900-500.jpg

     

     

    En 1874 George Armstrong Custer guida des experts en mines dans une expédition dans les Black Hills et y découvrirent de l'or ; de nombreuses personnes y déferlèrent afin de prospecter.

    Les Sioux furent ainsi trahis par la violation de leurs collines sacrées, et la guerre Sioux de 1875-1876 commença.Red Cloud n'était pas d'accord avec le chef radical, Crazy Horse, mais ne voulait pas non plus sacrifier les Black Hills.

    A cause de sa supérioritéen matérielle et en armes, l'armée américaine vainquit ainsi les Sioux et les plaça de force dans les réserves.

    Red Cloud fut destitué de son rôle de chef Oglala aprés une dispute avec un agent gouvernemental en 1881, et il passa le reste de ses jours à Pine Ridge, Dakota du Sud, ou il mourut en 1909

    http://www.sd4history.com/Unit4/images/RedCloud.jpg

     


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  • CRAZY HORSE

    TASHUNKA WITKO*

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    Crazy Horse (ou Cheval Fou en français) de son vivant était considéré par son peuple comme le Sauveur. Il était pourvu de toutes les qualités qui font les grands chefs : une grande force de caractère, un grand dévouement à la cause de son peuple et un courage incomparable.

    Dès son plus jeune âge, Crazy Horse nourrit une profonde haine à l'égard des Blancs. Ce sentiment lui avait été notamment inspiré par la découverte du campement dans lequel il vivait près de Ash Hollow dans le Nebraska, complètement détruit par l'armée américaine, le 3 septembre 1855.

    Les manifestations d'hostilité des Indiens à l'égard des Américains n'avaient jamais complètement cessé pendant la guerre civile (guerre de Sécession) mais, en 1864, le massacre de Sand Creek marqua le début d'une nouvelle période de conflit ouvert. C'est à cette époque que Crazy Horse devint un grand chef de guerre. Il fut impliqué dans le massacre du capitaine Fetterman et de ses hommes, le 21 décembre 1866, et participa au combat de Waggon-Box, le 21 août 1867.

    Il était toujours le premier à mener l'attaque et le dernier à battre en retraite.

    Tashunka Witko est né vers 1842 et selon certains, il serait né près de la colline nue dans le site sacré des Black Hills. Enfant, il était plutôt doux et renfermé. Mais, plutard, il devint un redoutable guerrier.

    Il combattit avec les plus grands chef Lakotas, tout d'abord aux cotés de Makhpiya Luta (Red Cloud ou Nuage Rouge en français) puis aux cotés de Tatanka Yotanka (Sitting Bull ou "Taureau Assis" en français).

    La légende dit que Tashunka Witko pouvait galoper devant une rangée de soldats lui tirant dessus, il faisait trois passages sans qu'aucune balle ne l'atteigne puis il appelait ses guerriers et leur disait : "vous voyez, je ne suis pas blessé et ils ne m'ont pas abattu, alors nous allons charger".

     

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    Dès 1866, Tashunka Witko participe à la guerre de Nuage Rouge contre les blancs, et le 21 décembre de cette même année, il anéantit à la tête de ses guerriers un détachement de 80 hommes sous le commandement du capitaine Fetterman au Fort Phil Kearney. Pendant la décennie suivante, Tashunka Witko ne cessa de lutter contre les Blancs et, lorsqu'il ne les combattait pas, il les évitait soigneusement. Au mois de juin 1876, Tashunka Witko rejoint, comme beaucoup de Sioux et de Cheyenne, le campement du chef Sitting Bull. L'armée envoya trois colonnes armées pour forcer les indiens à regagner leur réserves. Le 17 juin, Tashunka Witko, à la tête de ses guerriers, bat et repousse les troupes du général Crook près de la Rosebud River, puis il rejoint Sitting Bull et le 25 juin, leur force conjointe remporte la célèbre bataille de la Little Big Horn sur le 7ème régiment de cavalerie du général Custer. L'année suivante fut désastreuse pour les indiens. L'armée, désireuse de venger Custer, ne cessa de les pourchasser. Les soldats étaient supérieurs en nombres et en armes et ne laissèrent aucun répit aux Sioux et aux Cheyennes, forçant ainsi le chef Sitting Bull à se réfugier avec ses Hunkpapas au Canada. Dans cette traque, l'armée utilisa même l'artillerie pour venir à bout des indiens. Au printemps 1877, à bout de force, les Sioux de Tashunka Witko durent se rendre. Et c'est la tête haute que le chef prit le chemin de la réserve à la tête de près de 300 familles Sioux soit environ deux milles hommes, femmes et enfants.

    Pour éviter d'éventuels troubles dûs à la présence de ce grand chef, l'armée décida d'enfermer celui-ci. Il fut lâchement assassiné, le 7 septembre de la même année, par une sentinelle qui prétendit qu'il avait cherché à s'enfuir. Tashunka Witko s'éteignit dans la nuit après avoir prononcé c'est paroles : "Mon père, je suis mortellement blessé, que l'on fasse savoir aux miens qu'il est inutile de compter sur moi plus longtemps". Quelques temps avant cela, Tashunka Witko avait déjà perdu sa femme et sa fille mortes de tuberculose. Crazy Horse fut conduit à sa dernière demeure par quelques amis et, aujourd'hui encore, seuls quelques initiés savent où il est enterré.

     

    Crazy Horse losqu'on lui demanda : "Où sont vos terres maintenant ?", répondit en pointant le doigt : "mes terres se trouvent là où repose mon peuple"

     

     


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  • LA QUETE DE VISION

     

     

    Rite initiatique auquel sont soumis notamment les jeunes garçons pubères, la quête de vision est une épreuve au cours de laquelle sont testées force morale et résolution spirituelle. Après s'être purifié dans la sweat lodge, le pratiquant gagne le flanc d'une colline, une grotte ou une fosse, où il restera seul, parfois presque nu, quatre jours et quatre nuits.

    Hanblecheya signifie : "pleurer pour une vision". Durant la quête, le jeûne est complet. S'adressant au Créateur, le garçon attend une vision qui l'éclairera sur son destin. Elle peut se présenter sous différentes formes : la visite d'un animal, un rêve éveillé, ou l'apparition d'éclairs, signe perçu comme très puissant.

    Au retour, après un nouveau passage dans le sweat lodge, il retrouve l'homme médecine qui interprète les visions reçues.


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  • LA LOGE DE SUDATION

     

    Inipi est la "sweat lodge" ou loge à transpirer, le rite le plus ancien des Natifs d'Amérique, commun à toutes les tribus (il s'agit en effet de l'une des traditions les plus répandues chez les Amérindiens, que l'on retrouve pratiquement partout en Amérique du Nord)

     

    Ses origines se perdent dans la préhistoire. En langue lakota, inipi signifie "naître encore": dans l'inipi, enveloppé par la vapeur purificatrice du rite, l'individu renaît à une conscience nouvelle, à une lucidité nouvelle quant à son rôle et à son destin.

    Les pierres sont tout d'abord chauffées sur un feu à l'extérieur de la hutte, puis introduites à l'intérieur. La loge est ensuite fermée et l'on répartit quelques feuilles de cèdre ainsi qu'une pincée d'herbe aromatique sur les pierres chaudes, avant de verser l'eau destinée à produire la vapeur. La cérémonie s'achève lorsque la vapeur se dissipe, après quoi les participants au rite sortent du lieu sacré et retournent dehors. Avant toute nouvelle cérémonie, la couverture de la tente est généralement retirée et nettoyée.


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  • L'HOMME MEDECINE

    WISHASHA WAKAN

     
    Pourvu d'un don qui apparaît dès la petite enfance, l'homme médecine est l'intercesseur entre le Grand Créateur (ou Grand Mystère) et la tribu. Il sait communiquer avec les Esprits et tient son pouvoir d'un enseignement secret transmis par les anciens, de la connaissance des plantes, de la détention de pierres sacrées ou de sa relation magique avec un ou plusieurs animaux totems, comme l'ours ou l'aigle.

    Il utilise cette force, ainsi que des médications naturelles, pour chasser «le mauvais esprit» du corps de ses patients, et leur permettre d'accéder à la guérison. L'homme-médecine est aussi un psychologue. A l'instar de nombreux médecins aujourd'hui, il a réalisé que la récupération d'un patient dépend de son attitude positive et de sa foi. Il «exerce» à l'intérieur des réserves comme au dehors. Ainsi lors des sécheresses du Nebraska, en 1988, des fermiers blancs ont fait appel à des hommes-médecine pour demander la pluie.

     

    La pensée chamanique n'a pas de source répertoriée. Et pour cause. Elle est parfois appréhendée comme la première approche religieuse du monde. Ainsi, certains scientifiques font remonter ses sources à 40.000 ans, en Sibérie. On la retrouve depuis dans toutes les parties du globe, dans les deux Amérique, en Asie, en Afrique, ou en Polynésie et Australie.

    Au coeur de la pensée chamanique : la nature. Contact primordial de l'homme avec son environnement, si on la relie au temps préhistoriques, elle trouve aujourd'hui un écho dans le mouvement « New age ».

    Le chamane, guide spirituel, entraîne l'individu à considérer son esprit comme un pouvoir lui permettant de prendre prise sur son environnement, son corps, ses émotions et son intellect, afin de se libérer des contingences et devenir ainsi « conscient », donc véritablement autonome.


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