• le peuple cherokee

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    Peuple Amérindien , appartenant à la famille linguistique des Iroquois et à la zone culturelle du Sud-Ouest. Les Cherokees jouèrent un rôle important dans la colonisation de l'Amérique et l'histoire des États-Unis ; ils demeurent aujourd'hui l'un des plus grands groupes indigènes des États-Unis.

    L'histoire :

    http://www.ilhawaii.net/~stony/datadown/art/stortell.gif
    Des études archéologiques et linguistiques indiquent que les Cherokees émigrèrent pendant la préhistoire du Texas actuel et du nord du Mexique vers la région des Grands Lacs. Des guerres avec les Iroquois de la région de New York et les Delaware les entraînèrent vers les Appalaches, dans les États actuels de la Caroline du Nord et de la Caroline du Sud et du Tennessee. Ce fut là que l'explorateur
    EspagnolHernando de Soto les découvrit en 1540. En 1715, une épidémie de variole réduisit la population à environ onze mille individus.

    http://www.legendsofamerica.com/photos-oldwest/IndianWar.jpg
    Pendant la guerre qui opposa les Anglais  et les
    Français pour la colonisation de l'Amérique du Nord, les Cherokees prirent en général le parti des Anglais et soutinrent la Grande-Bretagne pendant la guerre de l'Indépendance Américaine. En 1785, ils négocièrent un traité de paix avec les États-Unis, mais la résistance Cherokee persista encore pendant une dizaine d'années. En 1791, un nouveau traité vint confirmer le précédent ; les Cherokees cédèrent une partie de leur territoire aux États-Unis qui reconnurent des droits permanents au peuple Cherokee sur le territoire restant. Entre 1790 et 1817, environ trois mille Cherokees émigrèrent à l'ouest du Mississippi, ce qui leur valut l'appellation de « Bande de l'Ouest ».
    En 1820, les Cherokees instaurèrent un système gouvernemental à l'image de celui des États-Unis, avec un chef principal élu, un sénat et une chambre de représentants. La création de ce système valut aux Cherokees de faire partie des cinq tribus civilisées. En 1827, ils rédigèrent une constitution et se proclamèrent nation Cherokee.
    Entre-temps, d'importants gisements d'or furent découverts sur les terres des Cherokees, qui avaient déjà été réduites à environ 2 830 000 ha dans le nord-ouest de la Géorgie, l'est du Tennessee et le sud-ouest de la Caroline du Nord.
    En 1819, la Géorgie fit appel au gouvernement Américain afin d'évacuer les Cherokees de son territoire. L'appel n'aboutit pas et des tentatives furent entreprises pour acheter le territoire. En guise de représailles, la Nation Cherokee vota une loi interdisant ces ventes sous peine de mort. En 1828, la législature de l'État de Géorgie proscrivit le gouvernement des Cherokees et confisca leurs terres. Les Cherokees firent, en vain, appel à Andrew Jackson pour réclamer une protection fédérale. En 1832, la Cour suprême des États-Unis déclara l'inconstitutionnalité de la législation géorgienne ; les autorités fédérales, suivant la politique de Jackson sur le déplacement des Indiens, ignorèrent cette décision.
    Environ cinq cents meneurs Cherokees acceptèrent
    en 1835 de céder leur territoire en échange de 5 700 000 dollars et d'une terre sur le territoire indien (dans l'actuel Oklahoma). Toutefois, ce geste fut réprouvé par plus des neuf dixièmes de l'ensemble du peuple Cherokee, et plusieurs de ces meneurs furent assassinés par la suite. En 1838, des troupes fédérales commencèrent à évacuer les Cherokees par la force. Plusieurs centaines d'entre eux se réfugièrent dans les montagnes de Caroline du Nord, achetèrent de la terre et s'installèrent dans cet État ; ce sont les ancêtres de l'actuelle Bande de l'Est.

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    Pendant ce temps, la plupart des Cherokees, dont la Bande de l'Ouest, fut déplacée vers l'ouest dans une marche forcée de plus de 480 km, connue sous le nom de la « Piste des larmes ». Cette marche vers l'ouest regroupa dix-huit mille à vingt mille personnes, dont quatre mille environ périrent de faim, de maladie et de fatigue. Une fois dans le territoire indien, les Cherokees reformèrent leur gouvernement avec à sa tête,
    John Ross.
    Pendant la guerre civile Américaine, après un important conflit interne, les Cherokees se rangèrent du côté des Confédérés ; un traité d'après guerre avec les États-Unis accorda la liberté aux esclaves noirs des membres Cherokees. À l'époque du General Allotment Act (loi sur le morcellement des réserves) de
    1887 auquel s'opposèrent en vain les Cherokees, des parcelles de terre ayant toujours appartenu aux Cherokees furent attribuées de force aux Indiens de manière individuelle. Le gouvernement de la Nation Cherokee fut dissout et son peuple obtint la citoyenneté Américaine lorsque l'Oklahoma devint un État fédéral en 1907. Le reste du territoire fut morcelé par le gouvernement fédéral et, en 1891, l'extension territoriale à l'ouest de la tribu, la « Bande Cherokee » fut vendue aux États-Unis. En 1893 elle fut ouverte principalement aux colons Européens, lors d'une célèbre course à la terre.

    La vie contemporaine :

    http://www.ncarts.org/images_artists/47676_47269/fha_wolfe_-_cropped.jpg
    En Oklahoma, la culture traditionnelle des Cherokees s'est considérablement affaiblie. La Bande de l'Est a davantage préservé son mode de vie et notamment l'artisanat, tandis que d'autres tribus vivent dans la réserve Qualla de Caroline du Nord. La vannerie Cherokee actuellement produite en Caroline du Nord est de qualité égale, voire même supérieure, à celle d'autrefois. En Oklahoma, les Cherokees vivent à l'intérieur ou à l'extérieur des réserves, éparpillés dans des centres urbains ou des zones rurales isolées.
    Ils travaillent dans plusieurs secteurs d'activité, pêche, industrie ou monde des affaires. En Caroline du Nord, l'agriculture, la sylviculture, l'industrie et le tourisme (environ 5 millions de touristes par an) constituent d'importantes sources de revenus. Dix mille personnes parlent actuellement le Cherokee
    .


    La culture :

    http://www.rootsweb.ancestry.com/~itcherok/images/chseal.gif

     


    L'économie Cherokee, comme celle des autres tribus du Sud-Est, reposait principalement sur l'agriculture, essentiellement le maïs, les haricots et la courge. Ils chassaient le daim, l'ours et l'élan. Le Busk, ou cérémonie du maïs vert, était une période d'actions de grâces, de renouveau spirituel autour de grands feux sacrés. Les Cherokees étaient divisés en sept clans matrilinéaires qui furent scindés en demi-groupes de guerre et de paix. Ils vivaient dans de nombreux villages permanents, certains appartenant au demi-groupe guerrier, d'autres au demi-groupe pacifique.
    Au début du XIXème siècle, les Cherokees firent preuve d'une adaptation étonnante aux institutions occidentales, à la fois dans leur organisation gouvernementale et leur adoption des méthodes occidentales d'élevage et d'agriculture, dont le système de plantation. Des écoles publiques furent créées et, dans les années 1820, Sequoya, un membre de la tribu Cherokee, inventa un alphabet composé de quatre-vingt-cinq caractères pour transcrire la langue cherokee. L'alphabétisation se développa rapidement et, en 1828, le premier quotidien Amérindien, le Cherokee Phoenix, fit son apparition.

    La spiritualité et prophétie cherokee

    aigle bleu

    un grand sage cherokee

     


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    aigle bleu


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  • ASUBAKACIN

     

    Il y a longtemps de celà, lorsque le monde était encore jeune, un vieux guide spirituel Lakota se trouvait au sommet d’une haute montagne, et eut une vision. Dans cette vision, Iktomi, le grand fripon et enseignant de la sagesse apparut sous forme d’araignée. Iktomi lui parla dans une langue sacrée. Tout en parlant, Iktomi l'araignée pris le cerceau en bois de saule - décoré de plumes, de crin de cheval, de perles, et d'offrandes - appartenant au prêtre, et se mis à tisser une toile.

    Il parla au prêtre des cycles de la vie ; commençant nos vies en tant qu’enfants, et passant par la jeunesse vers l’âge adulte. Enfin nous atteignons la vieillesse, quand nous avons encore une fois besoin des soins des autres, comme dans notre enfance, ainsi complétant le cycle."Mais," ajouta Iktomi tout en tissant, chaque étape comprend ses propres forces – les unes appartenant au bien, les autres appartenant au mal. Si tu écoutes les forces du bien, elles te conduiront sur le bon chemin. Mais si tu écoutes les forces du mal, elles te conduiront sur le mauvais chemin et te blesseront. Ainsi ces forces peuvent contribuer à ou endommager l’harmonie de la Nature.” Tout en parlant, l’araignée continua de tisser sa toile.

    A la fin de son discours, Iktomi donna sa toile au prêtre, et lui dit, "La toile est un cercle parfait avec une ouverture au centre. Utilises la toile à fin d’aider ton peuple à atteindre leurs buts en tirant parti de leurs idées, de leurs rêves, et de leurs visions. Si on croit au Grand Esprit, la toile attrapera ses bonnes idées, et les mauvaises tomberont par le trou au centre." Le prêtre fit part de sa vision au peuple, et maintenant beaucoup d’Indiens accrochent un Attrape Rêve au-dessus de leur lit afin de tamiser leurs rêves et leurs visions. Le bien est retenu dans la toile de la vie et reste avec le peuple, tandis que le mal s’en va par le trou au centre de la toile et ne fait plus partie de leur vie. Il est dit que le Dreamcatcher tient le destin de l’avenir.


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  • Aigle bleu

    Grand sage amérindien et prophétie

    Aigle Bleu est né dans la province canadienne de la Saskatchewan. Il vit maintenant près de la ville de Québec et voyage dans bien des pays pour transmettre ses connaissances.

    Aigle Bleu est en formation depuis 1978 avec l'enseignante spirituelle de la nation Cherokee, la Ven. Dhyani Ywahoo. Il a également étudié avec Sun Bear, de la nation Chippewa et avec OhShinnah, de la nation apache. Il a aussi reçu des enseignements de Tlakaellel, de la nation aztèque, de Slow Turtle, de la nation Wampanoag, de William Commanda, de la nation Algonquine, de N'tsukw, de la nation Innu et de Tall Warrior, de la nation Mohawk.

    Il fonde en 1987, Pédagogies Autochtones, pour enseigner les principes spirituels et thérapeutiques des nations autochtones. Depuis il a enseigné dans plusieurs villes du Québec de même qu'en France, en Allemagne, en Belgique, en Autriche, en Suisse et aux États-Unis.

    En 1997, la Vén. Dhyani Ywahoo, qui est cheftaine du "Green Mountain Band of Eastern Cherokee" (Uniyunwiwa), adopte Aigle Bleu dans le clan de la patate douce de cette nation.

    En 2000 Aigle Bleu reçoit du centre de formation du Gouvernement de la Nation Indienne de l’Amérique du Nord, en collaboration avec son enseignante principale, Dhyani Ywahoo, un diplôme le reconnaissant comme « Guérisseur Spirituel ».
    En janvier 2001 Aigle Bleu commence un ministère de conseiller spirituel auprès des détenus autochtones dans une institution fédérale à sécurité maximum. Il agit comme aîné agissant et thérapeute spirituel. En 2002, il est élu représentant pour le Cercle des Aînés pour la Paix. Ce cercle est le conseil régional aviseur auprès des Services Correctionnels Canadiens qui représente les aînés amérindiens qui travaillent en milieu pénitentiaire. Il démissionne de ce travail en janvier 2003.

    En 2002 il fonde le SANCTUAIRE DU FEU SACRÉ, organisation spirituel dont la mission est de créer un centre de guérison pour les jeunes amérindiens ainsi qu'un lieu de pratique et d'enseignement des traditions Cherokee dans un cadre naturel et écologique.

    En 2003 Aigle Bleu réussis son examen pour être reconnu "Aljadohvsgi". Ce titre signifie "celui qui entend la voix de ceux qui pleurent". L'examen consiste à produire de la lumière avec son corps dans un lieu sombre. Environ 120 personnes parmi lesquels une vingtaine d'Aînés assistèrent et furent témoins de cette cérémonie.

    Aigle Bleu a écrit quatre livres sur la spiritualité et les traditions amérindiennes. En 1985, il écrit le livre "L'Héritage spirituel des Amérindiens" aux Éditions de Mortagne. En 1992, il rédige le livre "Le cristal en thérapie dans la tradition amérindienne" publié chez Guy St-Jean, éditeur. La même année, ce volume est traduit en allemand et en anglais. En 1999, il écrit le volume "Le Sentier de la Beauté - Cérémonies amérindiennes" publié par les Productions Orphée. En 2003 il produit un petit fascicule "Sons et fragrances pour la santé;Aromathérapie et musicothérapie amérindienne".

    Aigle Bleu a aussi enregistré plusieurs disques de musique amérindienne. En 1992, il produit à son compte une première cassette de chants traditionnels, "Chants autochtones de l'Isle Tortue". En 1997, il enregistre "Healing Harmonies", disque de musique traditionnelle et thérapeutique en collaboration avec Dhyani Ywahoo. Également en 1997, il compose et enregistre "Medecine Music; Words of Light", deux disques de 45 minutes accompagnés d'un court livret de quarante pages pour la compagnie de production Polygram en Allemagne. Depuis, il a produit d'autres enregistrements disponibles internationalement, soit le disque compact "Spirit Songs", "Tambours de la Terre Mère", "Mystères", "Sons du ciel", "Chants traditionnels Amérindiens" et "Chants du Cygne".

     

     

     

     

     

     

     

    prophétie cherokee

    INTERWIUW d'aigle bleu

     


    Question : « Depuis un certain nombre d’années, beaucoup d’Indiens d’Amérique viennent en Europe. Pourquoi ? Quel est leur message, leur mission ? »

    Aigle Bleu : « C’est une longue histoire. Nos prophéties nous disaient qu’un jour nous ferions cela. Cinq cents ans avant la venue des Européens, il y eut une grande rencontre dans le nord du Mexique. Tous les hommes-médecine, les chamans, les sages des différentes nations y avaient été conviés pour élaborer une prophétie commune à partir des songes et visions qu’ils avaient commencé à avoir. Cette prophétie annonçait l’arrivée d’un homme étrange, couvert de poils, qui voyagerait sur une coque de noix poussée par une aile d’oiseau. A son arrivée deux choses étaient possibles : soit il écouterait la voix des premières nations et il y aurait de la place pour tout le monde, soit il ne l’écouterait pas et le peuple indien serait détruit comme un arbre qu’on coupe au ras du sol et resterait mort dans la poussière pendant plus de cinq générations. Au bout de ce temps viendrait un moment où les fils et les filles de l’homme étrange qui marchait dans la confusion se mettraient à s’habiller comme les Indiens et à parler aux abeilles et aux fleurs. Ce serait le signe que serait venu le temps de recommencer à partager ouvertement nos enseignements. La décision avait en effet été prise, pour protéger les enseignements spirituels, de les garder secrets dans une famille choisie à l’intérieur de chaque clan, groupe ou nation.


    Question : « La prophétie ne disait-elle pas que l’homme étrange choisirait la voie de la destruction ? »

    Aigle Bleu : « Elle le prévoyait, mais il ne faut jamais geler une prophétie, il faut toujours laisser une porte ouverte à quelque chose de positif. Toutes nos prophéties sont fignolées comme cela. La destruction a été effroyable, même dès les premiers contacts. 90% de la population a été décimée. Par avarice, les Européens ont relégué les autochtones dans les lieux les plus inhospitaliers et ont mis en place des politiques de génocide qui continuent encore de nos jours. En 1967 est parti de San Francisco le mouvement "hippy" ; les jeunes ont commencé à s’habiller comme les Indiens et à parler aux abeilles et aux fleurs. Le signal était donné, les familles gardiennes des secrets, qui vivaient cachées dans les montagnes ou les forêts depuis l’arrivée des Européens, ont commencé à repartager leurs enseignements, et notamment avec ces jeunes intéressés par les voies alternatives.

    En 1969 le premier vaisseau spatial habité alunissait, il s’appelait Eagle One ; c’était le deuxième signe, la transformation planétaire commençait, il nous fallait partager nos enseignements pour limiter l’impact de cette purification. La confusion dans laquelle nous vivons est en effet extrême, elle affecte l'ensemble la planète et la destruction peut être totale. Notre objectif est la création d’un réseau de Lumière pour maintenir une cohérence pendant la purification, afin que celle-ci n’aille pas jusqu’à la destruction totale. Depuis 1969 nous voyons bien les signes de cette purification, les catastrophes naturelles notamment, dont les canicules que vous avez commencé à subir. Ces phénomènes sont inéluctables, ils vont augmenter progressivement. La planète, qui pour les Indiens est un être vivant, a besoin de se purifier, il y aura un gros ménage à faire. Il y a des lueurs d’espoir, le peuple indien connaît des façons de purifier la planète au complet, mais notre voix n’est pas écoutée, autrement que par une petite minorité. C’est la raison pour laquelle nous venons enseigner ici aussi. »


    Question : « Comment cela se passe-t-il concrètement, qu’enseignez-vous ? »

    Aigle Bleu : « Nous avons une pratique spirituelle assez développée, certaines nations nous appellent même "les techniciens du spirituel". Nos pratiques de base sont la pratique de la visualisation, des danses et chants sacrés, des offrandes, des rituels, de la méditation. Nous avons adapté des formes spirituelles de base pour que vous puissiez les pratiquer. Lorsque les personnes pratiquent, leur niveau perceptuel augmente et elles deviennent plus aptes à comprendre les messages qui sont donnés par la Nature autour d’elles, à se reconnecter à leur essence, leurs instructions originelles, leurs ancêtres, et avoir accès aux enseignements propres à leur territoire ; car ces enseignements sont toujours là, disponibles, le savoir est là.

    Dans les formations données en Europe, on cherche en premier à mettre en place les bases pour que la personne puisse comprendre dans quel monde elle vit et pourquoi le monde est ainsi, qu’elle puisse comprendre que ce n’est pas un modèle absolu, et que les peuples autochtones, quel que soit leur pays, ont une approche différente. Pour tous ces peuples et quelles que soient les différences de forme dans l’expression, le système de valeurs est le même : partage, communauté, interrelation intime avec toutes les formes de vie sur Terre, possibilité et nécessité de communiquer avec toutes ces formes de vie, sur Terre et au-delà… Beaucoup des premiers colons se sont d’ailleurs laissés séduire par le mode de vie autochtone, c’étaient les « coureurs des bois ».


    Question : « Pour éviter le sentiment de culpabilité qu’un Occidental pourrait ressentir à vous écouter, n’y aurait-il pas, dans ce que vous décrivez, une fatalité, un destin ? D’autres traditions évoquent aussi ce qu’on pourrait appeler une descente de cycle, processus inévitable à toute renaissance ? »

    Aigle Bleu : « La notion de culpabilité est quelque chose d’installé par la tradition judéo-chrétienne et qui sert à contrôler le peuple. Cela n’existe pas dans notre façon de fonctionner. Lorsque les gens font des erreurs, ils prennent la responsabilité de ce qu’ils ont fait, ils font amende honorable et ils paient, ils changent, ils changent aussi la situation, ils ont alors une part active, ils apportent des correctifs. Il n’y a pas place pour la culpabilité, il y a place pour la responsabilisation. Que cette évolution du monde ait été inéluctable, je ne le pense pas. La conscience d’un être humain peut toujours se transformer, on n’est jamais astreint à être dans l’obscurité et dans l’ignorance. Chacun, à chaque moment de sa vie, peut choisir la Lumière, la Connaissance, la Vérité, l’Harmonie, l’Amour. Aujourd’hui, nous sommes confrontés à une telle multiplication des forces de l’Obscurité qu’elles sont en train de détruire tout, jusqu’au tissu intérieur de l’être humain. Mais je ne pense pas que c’est inéluctable, c’est un choix. Le regarder comme une fatalité, c’est encore une façon de s’en sauver, ça ne guérit rien. Pour pouvoir apporter des correctifs, il faut comprendre la responsabilité que chaque être a dans l’état du monde dans lequel nous vivons. On fait partie du problème ou on fait partie de la solution, on ne peut pas être entre les deux. »


    Question : « De nos jours, en Occident, on sent les prémices d’un changement, de plus en plus de gens s’intéressent au devenir de la planète et sont prêts à changer. Qu’est-ce qui manque aux Occidentaux pour réussir ? »

    Aigle Bleu : « Premièrement, la pratique spirituelle. Dans notre vision de l’être humain, la pratique spirituelle est ce qui définit l’homme. Un être humain sans pratique spirituelle, ce n’est pas un être humain, c’est un être inférieur aux animaux, aux plantes, qui eux, ont une pratique spirituelle ; ils font toujours la volonté du Créateur, ils ne dévient pas de la voie que le Créateur a inscrite en eux par les instructions originelles. L’homme a cette possibilité de choisir de marcher sur une voie qui n’est pas bonne, c’est pour cela qu’il doit discipliner son esprit pour faire le bon choix, et cette discipline, nous l’appelons pratique spirituelle. Beaucoup de gens, ou bien n’ont pas de pratique spirituelle, ou en ont qui ne sont pas efficaces, qui sont basées sur des croyances. Nous n’avons jamais fonctionné avec des croyances, c’est la connaissance qui est importante. Quand on sait quelque chose, on est
    inébranlable, alors qu’on peut toujours perdre la foi.

     

     

     


    La pratique spirituelle est ce qui définit l'homme.



    Je commence toujours mes conférences par ces mots : « Ne croyez rien de ce que je vous dis, vérifiez, vérifiez… » C’est pourquoi la pratique spirituelle est essentielle, parce qu’il faut faire l’expérience. Un de mes Maîtres disait : « Ne me parle pas d’une philosophie qui n’enseigne pas comment faire pousser le maïs. » Il voulait dire qu’il faut que cela puisse être mis en pratique dans le quotidien. Ta spiritualité doit être appliquée dans le travail, dans ta relation à l’autre, dans ta façon de faire l’amour, dans tout, sans quoi ce n’est pas une philosophie holistique. La spiritualité doit donner des réponses dans ta vie, alors tu sais qu’elle est vraie et elle devient une connaissance. La première chose qui manque ici, c’est cette connaissance qui naît de la pratique. La deuxième chose qui manque, c’est le courage de l’appliquer. Les gens ont peur. Quand ils réalisent à quel point on a détruit la planète, à quel point on est dans l’erreur, la somme de travail à faire les décourage complètement. La culpabilité, pour y revenir, fige tout, plus rien ne bouge, tu ne sais plus quoi faire, c’est comme si tout ton être était inadéquat. Mais nous sommes tous parfaits, nous sommes des images du divin. Une fois qu’on a vu, qu’on a compris, il faut avoir le courage d’avancer. Dans nos cultures, le courage était enseigné. »


    Question : « Vous avez dit que, par la pratique spirituelle, les perceptions s’affinaient et que nous pouvions nous reconnecter alors avec les forces vives de notre famille d’origine, que nos ancêtres étaient toujours là pour nous, porteurs de messages. Vous avez eu l’expérience de cela ? »

    Aigle Bleu : « Oui, c’est arrivé lors d’un voyage en Allemagne. J’avais été invité à visiter l’Université de Zegg. Les organisateurs avaient érigé une grande tente à l’extérieur pour les repas. Lors d’un repas, j’ai vu entrer une forme subtile avec une tunique blanche et une grande barbe. Il est arrivé directement sur moi et a exprimé le désir de me parler. En plein repas, je ne pouvais pas, j’étais là à regarder dans les airs alors que les autres me parlaient. Je lui ai donné rendez-vous dans le parc. A peine étais-je sorti qu’il arriva. Je l’ai fait patienter, le temps de me mettre dans l’attitude juste pour l’écouter et le comprendre. L’ancêtre m’a alors expliqué qu’il portait depuis des siècles l’enseignement lié à ce lieu pour qu’il ne se perde pas et que, pour la première fois, il y avait une communauté réunie là à qui il pouvait le transmettre, car les enseignements ne peuvent se transmettre qu’à une communauté susceptible de les mettre en pratique, selon le mode de vie traditionnel autochtone.

    Mais, ajouta-t-il, personne ne semblait le voir et il comptait sur moi. Cela n’a pas été une mince affaire. Les gens réunis là n’étaient pas nécessairement dans un cheminement spirituel, ils faisaient des expériences sociales. Ils ont cependant accepté de rencontrer l’ancêtre. Je les ai emmenés à l’extérieur et j’ai fait la cérémonie que m’avait indiquée l’ancêtre. Pour lui, et les siens, l’offrande consistait à verser du miel sur une feuille de bouleau. C’est devenu logique par la suite pour moi, quand j’ai compris que tout le symbolisme européen est basé sur les fleurs, alors que le nôtre est basé sur les animaux. Sur les quarante personnes présentes, trente-neuf ont ressenti quelque chose, à des niveaux différents, de la simple perception d’une présence à la perception d’informations sur diverses choses. L’information est là, inscrite dans les arbres, dans les pierres, partout dans la terre. Les principes spirituels de base sont disponibles, c’est simple ; c’est de les mettre en pratique qui ne l’est pas. Les gens ont tous subi un lessivage de cerveau depuis la naissance pour les empêcher d’être autonomes parce que les pouvoirs en place ont intérêt à ce qu’ils ne le soient pas. Les gens autonomes deviendraient objecteurs de conscience, ils n’achèteraient plus le système. C’est l’asservissement de l’espèce humaine qui est recherchée par ce système. »

     

     




    Question : « Ce système, que vous évoquez, est un système organisé par des hommes. On a peine à imaginer autant de noirceur dans le cœur d’êtres humains… »

    Aigle Bleu : « Mais c’est en nous. Il est important de voir que c’est à l’intérieur de nous que cela se joue aussi. En voulant ignorer la noirceur que l’on porte à l’intérieur de soi, on lui donne libre jeu. Il faut se confronter à l’ombre qui est en nous. Nous avons une pratique pour cela, une façon d’amener chaque être humain à vraiment comprendre qui il est véritablement, à faire face à cela, à l’intégrer. L’ombre fait partie de tous les êtres humains et en voulant l’ignorer tu lui donnes libre jeu de te manipuler, et alors tu es vite charrié par tes émotions, tes conditionnements, et tu es manipulé par ce que tu n’as pas voulu regarder. »


    Question : « Nous avons la possibilité de nous reconnecter avec notre "famille d’origine", avez-vous dit. S’agit-il pour nous des Celtes et des druides ? »

    Aigle Bleu : « Peu importe de quelle nation ils sont. Il faut être conscient que nous construisons présentement ce que mon peuple appelait, dans la prophétie, « le Pont de l’Arc-en-Ciel », qui mène à la création de la nation Arc-en-Ciel, qui est formée par les quatre couleurs de l’humanité, qui se mélangent et qui constituent une humanité unique. D’après notre compréhension, toutes les spiritualités du monde vont se fondre ensemble et en former une nouvelle qui tire le meilleur de tous les différents aspects de chacune, pour qu’il y ait une
    seule conscience d’humanité, chacune bien sûr conservant son identité propre pour ce qui est des rites et des traditions culturelles… La philosophie de base, ainsi que certaines techniques bonnes pour tous, seront les mêmes partout. Il y a vraiment une évolution très puissante qui prend place pour l’humanité présentement et cela se conçoit par la fusion de toutes les formes spirituelles que porte la Terre, sans que cela d’ailleurs aboutisse à la confusion. C’est encore à faire, mais nous sommes arrivés au pied du pont ! »


    Question : « Vous avez dit que la transmission passait obligatoirement par une communauté. Nous sommes relativement peu dans cet état d’esprit en Europe. Comment cela pourra-t-il se passer ? »

    Aigle Bleu : « Chaque fois qu’il y a un stage, une communauté spirituelle s’instaure. On peut renforcer le processus par des pratiques, les gens vivent là des choses intenses, des expériences, il se dégage beaucoup de chaleur humaine lors des ateliers de pratique. Une fois qu’on a goûté à cela, le quotidien semble bien morne et terne. La société, la civilisation telles que nous les connaissons doivent disparaître, parce que ce sont des formes qui abêtissent et asservissent l’homme. Les pouvoirs en place cherchent consciemment à décourager les gens de vivre cela au moyen d’une propagande très bien organisée, par exemple contre les sectes, pour que les gens aient peur de la notion communautaire. Mais dès que les gens en ont fait par eux-mêmes l’expérience il n’y a plus besoin d’explication, c’est ressenti de l’intérieur. Il faudra aussi en arriver à l’établissement de véritables communautés. Personne ne peut avoir une activité assez développée pour fournir tout ce dont il a besoin pour vivre, que ce soit les aliments, les vêtements ou l’habitation. Il faut un noyau de personnes pour produire tous ces fruits-là, mais il faut les produire directement de la nature. Pour nous, c’est une des conditions qui mènent à la santé parfaite.

    Ton activité quotidienne doit avoir un rapport direct avec la manière dont tu te nourris, tu t’habilles, tu t’abrites. Il ne faut pas que des personnes que tu ne connais pas, et qui n’ont avec toi qu’une relation économique, te fournissent ces biens-là, parce qu’alors cela devient anonyme et complètement dévitalisé. S’il n’y a pas de rapport entre la vie que les gens mènent et ce qu’ils mangent le soir, s’il n’y a pas de relation entre ce qu’ils font dans la journée et la maison dans laquelle ils dorment, ils sont comme aliénés de leur propre environnement, il leur manque des liens. C’est ce qui fait que les gens sont de plus en plus des automates. Dans les grandes villes, dans les transports en commun, ça saute aux yeux, il y a beaucoup de carcasses, mais il n’y a personne dedans. Les gens sont ailleurs, ils ne sont pas là. Ils sont dans la musique dans leurs oreilles. Tu leur dis bonjour et ils te regardent comme si tu étais un extraterrestre. Le mode de vie autochtone est très simple, les besoins ne sont pas compliqués. Les gens, dans les nations autochtones, travaillent trois à quatre heures par jour, et c’est suffisant. Aujourd’hui les gens courent du matin au soir et on appelle cela le progrès ! »

     




    Question : « Peut-on faire marche arrière vers ce mode de vie simple, renoncer à toute la technologie, à sa sophistication qui nous éloigne du mode de vie communautaire ? »

    Aigle Bleu : « La technologie est utile dans la mesure où elle va servir l’épanouissement spirituel de l’être humain, mais elle n’est pas nécessaire dans la vie quotidienne. Elle peut être importante par exemple pour emmagasiner la connaissance, pour permettre la communication entre les différentes communautés, pour créer le réseau de lumière qui va permettre à l’humanité de fonctionner comme une seule entité, pour dépasser les limites planétaires également et nous relier à plus vaste. A ce niveau, c’est une technologie intéressante. De plus, elle ne devrait être disponible que pour ceux qui ont démontré, par leurs activités, qu’ils sont en mesure de l’utiliser pour le plus grand bien de tous. Si on vit dans la nature, on n’a pas besoin de toute cette technologie, on n’a pas besoin non plus de travailler aussi fort. De toute façon, les hommes y reviendront parce qu’ils n’auront pas le choix. Il en va de leur survie. Sur tous les continents il y a des peuples autochtones qui vivent de cette manière. Tant qu’ils ne sont pas découverts, ils poursuivent leur mode de vie parce que c’est intéressant, chaleureux, parce que c’est une liberté totale, dont les gens n’ont même plus idée maintenant.

    Cela fait cent mille ans qu’ils vivent ainsi, tandis que les civilisations sont beaucoup plus récentes et connaissent toutes le même sort : dominer la nature ou les hommes, accumuler des biens matériels qui donnent du pouvoir pour accumuler encore plus de biens qui donnent encore plus de pouvoir et ainsi de suite jusqu’à ce que la classe dirigeante, ne sachant plus que faire de ses richesses, dégénère et que la civilisation disparaisse. Les peuples autochtones n’éprouvent pas le besoin de dominer. Un cercle politique y prend les décisions par consensus, parce que tous ont le sentiment d’être unis, une place est même laissée aux animaux, aux plantes et aux pierres et, dans les décisions prises, on prend en compte l’ensemble de ceux avec qui la Terre est partagée. La prise en charge des adolescents est faite de telle sorte qu’ils s’épanouissent. Les garçons sont initiés à dominer leur part d’ombre et à la pacifier, à interroger l’univers pour en apprendre leur mission, leur « médecine », à discipliner leur corps, leurs émotions, ils deviennent des adultes aux dons uniques, avec une connaissance de soi qui ne pourra jamais être effacée. Les filles, au moment de leurs premières « lunes » sont considérées comme des personnifications de la déesse mère, ce sont elles qui transmettent les bénédictions de la Mère divine, on vient les voir, les toucher, leur féminité est sacrée. Tout cela vous a été enlevé. Ce n’est pas de parler aux animaux, aux plantes ou aux éléments qui est surnaturel. Ce qui est surnaturel, c’est la façon dont on vit aujourd’hui. Tout ce qui était sain, vrai, honnête, vous a été enlevé. Les peuples autochtones viennent vous rappeler à votre humanité. »

     

    Texte paru dans la revue "Terre du Ciel" n° 66
    Propos recueillis par Anne de Grossouvre
    ÈRE NOUVELLE – Juin 2007

     


    Question : « Depuis un certain nombre d’années, beaucoup d’Indiens d’Amérique viennent en Europe. Pourquoi ? Quel est leur message, leur mission ? »

    Aigle Bleu : « C’est une longue histoire. Nos prophéties nous disaient qu’un jour nous ferions cela. Cinq cents ans avant la venue des Européens, il y eut une grande rencontre dans le nord du Mexique. Tous les hommes-médecine, les chamans, les sages des différentes nations y avaient été conviés pour élaborer une prophétie commune à partir des songes et visions qu’ils avaient commencé à avoir. Cette prophétie annonçait l’arrivée d’un homme étrange, couvert de poils, qui voyagerait sur une coque de noix poussée par une aile d’oiseau. A son arrivée deux choses étaient possibles : soit il écouterait la voix des premières nations et il y aurait de la place pour tout le monde, soit il ne l’écouterait pas et le peuple indien serait détruit comme un arbre qu’on coupe au ras du sol et resterait mort dans la poussière pendant plus de cinq générations. Au bout de ce temps viendrait un moment où les fils et les filles de l’homme étrange qui marchait dans la confusion se mettraient à s’habiller comme les Indiens et à parler aux abeilles et aux fleurs. Ce serait le signe que serait venu le temps de recommencer à partager ouvertement nos enseignements. La décision avait en effet été prise, pour protéger les enseignements spirituels, de les garder secrets dans une famille choisie à l’intérieur de chaque clan, groupe ou nation.


    Question : « La prophétie ne disait-elle pas que l’homme étrange choisirait la voie de la destruction ? »

    Aigle Bleu : « Elle le prévoyait, mais il ne faut jamais geler une prophétie, il faut toujours laisser une porte ouverte à quelque chose de positif. Toutes nos prophéties sont fignolées comme cela. La destruction a été effroyable, même dès les premiers contacts. 90% de la population a été décimée. Par avarice, les Européens ont relégué les autochtones dans les lieux les plus inhospitaliers et ont mis en place des politiques de génocide qui continuent encore de nos jours. En 1967 est parti de San Francisco le mouvement "hippy" ; les jeunes ont commencé à s’habiller comme les Indiens et à parler aux abeilles et aux fleurs. Le signal était donné, les familles gardiennes des secrets, qui vivaient cachées dans les montagnes ou les forêts depuis l’arrivée des Européens, ont commencé à repartager leurs enseignements, et notamment avec ces jeunes intéressés par les voies alternatives.

    En 1969 le premier vaisseau spatial habité alunissait, il s’appelait Eagle One ; c’était le deuxième signe, la transformation planétaire commençait, il nous fallait partager nos enseignements pour limiter l’impact de cette purification. La confusion dans laquelle nous vivons est en effet extrême, elle affecte l'ensemble la planète et la destruction peut être totale. Notre objectif est la création d’un réseau de Lumière pour maintenir une cohérence pendant la purification, afin que celle-ci n’aille pas jusqu’à la destruction totale. Depuis 1969 nous voyons bien les signes de cette purification, les catastrophes naturelles notamment, dont les canicules que vous avez commencé à subir. Ces phénomènes sont inéluctables, ils vont augmenter progressivement. La planète, qui pour les Indiens est un être vivant, a besoin de se purifier, il y aura un gros ménage à faire. Il y a des lueurs d’espoir, le peuple indien connaît des façons de purifier la planète au complet, mais notre voix n’est pas écoutée, autrement que par une petite minorité. C’est la raison pour laquelle nous venons enseigner ici aussi. »


    Question : « Comment cela se passe-t-il concrètement, qu’enseignez-vous ? »

    Aigle Bleu : « Nous avons une pratique spirituelle assez développée, certaines nations nous appellent même "les techniciens du spirituel". Nos pratiques de base sont la pratique de la visualisation, des danses et chants sacrés, des offrandes, des rituels, de la méditation. Nous avons adapté des formes spirituelles de base pour que vous puissiez les pratiquer. Lorsque les personnes pratiquent, leur niveau perceptuel augmente et elles deviennent plus aptes à comprendre les messages qui sont donnés par la Nature autour d’elles, à se reconnecter à leur essence, leurs instructions originelles, leurs ancêtres, et avoir accès aux enseignements propres à leur territoire ; car ces enseignements sont toujours là, disponibles, le savoir est là.

    Dans les formations données en Europe, on cherche en premier à mettre en place les bases pour que la personne puisse comprendre dans quel monde elle vit et pourquoi le monde est ainsi, qu’elle puisse comprendre que ce n’est pas un modèle absolu, et que les peuples autochtones, quel que soit leur pays, ont une approche différente. Pour tous ces peuples et quelles que soient les différences de forme dans l’expression, le système de valeurs est le même : partage, communauté, interrelation intime avec toutes les formes de vie sur Terre, possibilité et nécessité de communiquer avec toutes ces formes de vie, sur Terre et au-delà… Beaucoup des premiers colons se sont d’ailleurs laissés séduire par le mode de vie autochtone, c’étaient les « coureurs des bois ».


    Question : « Pour éviter le sentiment de culpabilité qu’un Occidental pourrait ressentir à vous écouter, n’y aurait-il pas, dans ce que vous décrivez, une fatalité, un destin ? D’autres traditions évoquent aussi ce qu’on pourrait appeler une descente de cycle, processus inévitable à toute renaissance ? »

    Aigle Bleu : « La notion de culpabilité est quelque chose d’installé par la tradition judéo-chrétienne et qui sert à contrôler le peuple. Cela n’existe pas dans notre façon de fonctionner. Lorsque les gens font des erreurs, ils prennent la responsabilité de ce qu’ils ont fait, ils font amende honorable et ils paient, ils changent, ils changent aussi la situation, ils ont alors une part active, ils apportent des correctifs. Il n’y a pas place pour la culpabilité, il y a place pour la responsabilisation. Que cette évolution du monde ait été inéluctable, je ne le pense pas. La conscience d’un être humain peut toujours se transformer, on n’est jamais astreint à être dans l’obscurité et dans l’ignorance. Chacun, à chaque moment de sa vie, peut choisir la Lumière, la Connaissance, la Vérité, l’Harmonie, l’Amour. Aujourd’hui, nous sommes confrontés à une telle multiplication des forces de l’Obscurité qu’elles sont en train de détruire tout, jusqu’au tissu intérieur de l’être humain. Mais je ne pense pas que c’est inéluctable, c’est un choix. Le regarder comme une fatalité, c’est encore une façon de s’en sauver, ça ne guérit rien. Pour pouvoir apporter des correctifs, il faut comprendre la responsabilité que chaque être a dans l’état du monde dans lequel nous vivons. On fait partie du problème ou on fait partie de la solution, on ne peut pas être entre les deux. »


    Question : « De nos jours, en Occident, on sent les prémices d’un changement, de plus en plus de gens s’intéressent au devenir de la planète et sont prêts à changer. Qu’est-ce qui manque aux Occidentaux pour réussir ? »

    Aigle Bleu : « Premièrement, la pratique spirituelle. Dans notre vision de l’être humain, la pratique spirituelle est ce qui définit l’homme. Un être humain sans pratique spirituelle, ce n’est pas un être humain, c’est un être inférieur aux animaux, aux plantes, qui eux, ont une pratique spirituelle ; ils font toujours la volonté du Créateur, ils ne dévient pas de la voie que le Créateur a inscrite en eux par les instructions originelles. L’homme a cette possibilité de choisir de marcher sur une voie qui n’est pas bonne, c’est pour cela qu’il doit discipliner son esprit pour faire le bon choix, et cette discipline, nous l’appelons pratique spirituelle. Beaucoup de gens, ou bien n’ont pas de pratique spirituelle, ou en ont qui ne sont pas efficaces, qui sont basées sur des croyances. Nous n’avons jamais fonctionné avec des croyances, c’est la connaissance qui est importante. Quand on sait quelque chose, on est
    inébranlable, alors qu’on peut toujours perdre la foi.


    La pratique spirituelle est ce qui définit l'homme.

     

    Je commence toujours mes conférences par ces mots : « Ne croyez rien de ce que je vous dis, vérifiez, vérifiez… » C’est pourquoi la pratique spirituelle est essentielle, parce qu’il faut faire l’expérience. Un de mes Maîtres disait : « Ne me parle pas d’une philosophie qui n’enseigne pas comment faire pousser le maïs. » Il voulait dire qu’il faut que cela puisse être mis en pratique dans le quotidien. Ta spiritualité doit être appliquée dans le travail, dans ta relation à l’autre, dans ta façon de faire l’amour, dans tout, sans quoi ce n’est pas une philosophie holistique. La spiritualité doit donner des réponses dans ta vie, alors tu sais qu’elle est vraie et elle devient une connaissance. La première chose qui manque ici, c’est cette connaissance qui naît de la pratique. La deuxième chose qui manque, c’est le courage de l’appliquer. Les gens ont peur. Quand ils réalisent à quel point on a détruit la planète, à quel point on est dans l’erreur, la somme de travail à faire les décourage complètement. La culpabilité, pour y revenir, fige tout, plus rien ne bouge, tu ne sais plus quoi faire, c’est comme si tout ton être était inadéquat. Mais nous sommes tous parfaits, nous sommes des images du divin. Une fois qu’on a vu, qu’on a compris, il faut avoir le courage d’avancer. Dans nos cultures, le courage était enseigné. »




    Question :

    « Vous avez dit que, par la pratique spirituelle, les perceptions s’affinaient et que nous pouvions nous reconnecter alors avec les forces vives de notre famille d’origine, que nos ancêtres étaient toujours là pour nous, porteurs de messages. Vous avez eu l’expérience de cela ? »



    Aigle Bleu :

    « Oui, c’est arrivé lors d’un voyage en Allemagne. J’avais été invité à visiter l’Université de Zegg. Les organisateurs avaient érigé une grande tente à l’extérieur pour les repas. Lors d’un repas, j’ai vu entrer une forme subtile avec une tunique blanche et une grande barbe. Il est arrivé directement sur moi et a exprimé le désir de me parler. En plein repas, je ne pouvais pas, j’étais là à regarder dans les airs alors que les autres me parlaient. Je lui ai donné rendez-vous dans le parc. A peine étais-je sorti qu’il arriva. Je l’ai fait patienter, le temps de me mettre dans l’attitude juste pour l’écouter et le comprendre. L’ancêtre m’a alors expliqué qu’il portait depuis des siècles l’enseignement lié à ce lieu pour qu’il ne se perde pas et que, pour la première fois, il y avait une communauté réunie là à qui il pouvait le transmettre, car les enseignements ne peuvent se transmettre qu’à une communauté susceptible de les mettre en pratique, selon le mode de vie traditionnel autochtone.

     

    Mais, ajouta-t-il, personne ne semblait le voir et il comptait sur moi. Cela n’a pas été une mince affaire. Les gens réunis là n’étaient pas nécessairement dans un cheminement spirituel, ils faisaient des expériences sociales. Ils ont cependant accepté de rencontrer l’ancêtre. Je les ai emmenés à l’extérieur et j’ai fait la cérémonie que m’avait indiquée l’ancêtre. Pour lui, et les siens, l’offrande consistait à verser du miel sur une feuille de bouleau. C’est devenu logique par la suite pour moi, quand j’ai compris que tout le symbolisme européen est basé sur les fleurs, alors que le nôtre est basé sur les animaux. Sur les quarante personnes présentes, trente-neuf ont ressenti quelque chose, à des niveaux différents, de la simple perception d’une présence à la perception d’informations sur diverses choses. L’information est là, inscrite dans les arbres, dans les pierres, partout dans la terre. Les principes spirituels de base sont disponibles, c’est simple ; c’est de les mettre en pratique qui ne l’est pas. Les gens ont tous subi un lessivage de cerveau depuis la naissance pour les empêcher d’être autonomes parce que les pouvoirs en place ont intérêt à ce qu’ils ne le soient pas. Les gens autonomes deviendraient objecteurs de conscience, ils n’achèteraient plus le système. C’est l’asservissement de l’espèce humaine qui est recherchée par ce système. »

     




    Question :

    « Ce système, que vous évoquez, est un système organisé par des hommes. On a peine à imaginer autant de noirceur dans le cœur d’êtres humains… »



    Aigle Bleu :

    « Mais c’est en nous. Il est important de voir que c’est à l’intérieur de nous que cela se joue aussi. En voulant ignorer la noirceur que l’on porte à l’intérieur de soi, on lui donne libre jeu. Il faut se confronter à l’ombre qui est en nous. Nous avons une pratique pour cela, une façon d’amener chaque être humain à vraiment comprendre qui il est véritablement, à faire face à cela, à l’intégrer. L’ombre fait partie de tous les êtres humains et en voulant l’ignorer tu lui donnes libre jeu de te manipuler, et alors tu es vite charrié par tes émotions, tes conditionnements, et tu es manipulé par ce que tu n’as pas voulu regarder. »




    Question :

    « Nous avons la possibilité de nous reconnecter avec notre "famille d’origine", avez-vous dit. S’agit-il pour nous des Celtes et des druides ? »



    Aigle Bleu :

    « Peu importe de quelle nation ils sont. Il faut être conscient que nous construisons présentement ce que mon peuple appelait, dans la prophétie, « le Pont de l’Arc-en-Ciel », qui mène à la création de la nation Arc-en-Ciel, qui est formée par les quatre couleurs de l’humanité, qui se mélangent et qui constituent une humanité unique. D’après notre compréhension, toutes les spiritualités du monde vont se fondre ensemble et en former une nouvelle qui tire le meilleur de tous les différents aspects de chacune, pour qu’il y ait une

     

    seule conscience d’humanité, chacune bien sûr conservant son identité propre pour ce qui est des rites et des traditions culturelles… La philosophie de base, ainsi que certaines techniques bonnes pour tous, seront les mêmes partout. Il y a vraiment une évolution très puissante qui prend place pour l’humanité présentement et cela se conçoit par la fusion de toutes les formes spirituelles que porte la Terre, sans que cela d’ailleurs aboutisse à la confusion. C’est encore à faire, mais nous sommes arrivés au pied du pont ! »




    Question :

    « Vous avez dit que la transmission passait obligatoirement par une communauté. Nous sommes relativement peu dans cet état d’esprit en Europe. Comment cela pourra-t-il se passer ? »



    Aigle Bleu :

    « Chaque fois qu’il y a un stage, une communauté spirituelle s’instaure. On peut renforcer le processus par des pratiques, les gens vivent là des choses intenses, des expériences, il se dégage beaucoup de chaleur humaine lors des ateliers de pratique. Une fois qu’on a goûté à cela, le quotidien semble bien morne et terne. La société, la civilisation telles que nous les connaissons doivent disparaître, parce que ce sont des formes qui abêtissent et asservissent l’homme. Les pouvoirs en place cherchent consciemment à décourager les gens de vivre cela au moyen d’une propagande très bien organisée, par exemple contre les sectes, pour que les gens aient peur de la notion communautaire. Mais dès que les gens en ont fait par eux-mêmes l’expérience il n’y a plus besoin d’explication, c’est ressenti de l’intérieur. Il faudra aussi en arriver à l’établissement de véritables communautés. Personne ne peut avoir une activité assez développée pour fournir tout ce dont il a besoin pour vivre, que ce soit les aliments, les vêtements ou l’habitation. Il faut un noyau de personnes pour produire tous ces fruits-là, mais il faut les produire directement de la nature. Pour nous, c’est une des conditions qui mènent à la santé parfaite.

     

    Ton activité quotidienne doit avoir un rapport direct avec la manière dont tu te nourris, tu t’habilles, tu t’abrites. Il ne faut pas que des personnes que tu ne connais pas, et qui n’ont avec toi qu’une relation économique, te fournissent ces biens-là, parce qu’alors cela devient anonyme et complètement dévitalisé. S’il n’y a pas de rapport entre la vie que les gens mènent et ce qu’ils mangent le soir, s’il n’y a pas de relation entre ce qu’ils font dans la journée et la maison dans laquelle ils dorment, ils sont comme aliénés de leur propre environnement, il leur manque des liens. C’est ce qui fait que les gens sont de plus en plus des automates. Dans les grandes villes, dans les transports en commun, ça saute aux yeux, il y a beaucoup de carcasses, mais il n’y a personne dedans. Les gens sont ailleurs, ils ne sont pas là. Ils sont dans la musique dans leurs oreilles. Tu leur dis bonjour et ils te regardent comme si tu étais un extraterrestre. Le mode de vie autochtone est très simple, les besoins ne sont pas compliqués. Les gens, dans les nations autochtones, travaillent trois à quatre heures par jour, et c’est suffisant. Aujourd’hui les gens courent du matin au soir et on appelle cela le progrès ! »

     




    Question :

    « Peut-on faire marche arrière vers ce mode de vie simple, renoncer à toute la technologie, à sa sophistication qui nous éloigne du mode de vie communautaire ? »



    Aigle Bleu :

    « La technologie est utile dans la mesure où elle va servir l’épanouissement spirituel de l’être humain, mais elle n’est pas nécessaire dans la vie quotidienne. Elle peut être importante par exemple pour emmagasiner la connaissance, pour permettre la communication entre les différentes communautés, pour créer le réseau de lumière qui va permettre à l’humanité de fonctionner comme une seule entité, pour dépasser les limites planétaires également et nous relier à plus vaste. A ce niveau, c’est une technologie intéressante. De plus, elle ne devrait être disponible que pour ceux qui ont démontré, par leurs activités, qu’ils sont en mesure de l’utiliser pour le plus grand bien de tous. Si on vit dans la nature, on n’a pas besoin de toute cette technologie, on n’a pas besoin non plus de travailler aussi fort. De toute façon, les hommes y reviendront parce qu’ils n’auront pas le choix. Il en va de leur survie. Sur tous les continents il y a des peuples autochtones qui vivent de cette manière. Tant qu’ils ne sont pas découverts, ils poursuivent leur mode de vie parce que c’est intéressant, chaleureux, parce que c’est une liberté totale, dont les gens n’ont même plus idée maintenant.

     

    Cela fait cent mille ans qu’ils vivent ainsi, tandis que les civilisations sont beaucoup plus récentes et connaissent toutes le même sort : dominer la nature ou les hommes, accumuler des biens matériels qui donnent du pouvoir pour accumuler encore plus de biens qui donnent encore plus de pouvoir et ainsi de suite jusqu’à ce que la classe dirigeante, ne sachant plus que faire de ses richesses, dégénère et que la civilisation disparaisse. Les peuples autochtones n’éprouvent pas le besoin de dominer. Un cercle politique y prend les décisions par consensus, parce que tous ont le sentiment d’être unis, une place est même laissée aux animaux, aux plantes et aux pierres et, dans les décisions prises, on prend en compte l’ensemble de ceux avec qui la Terre est partagée. La prise en charge des adolescents est faite de telle sorte qu’ils s’épanouissent. Les garçons sont initiés à dominer leur part d’ombre et à la pacifier, à interroger l’univers pour en apprendre leur mission, leur « médecine », à discipliner leur corps, leurs émotions, ils deviennent des adultes aux dons uniques, avec une connaissance de soi qui ne pourra jamais être effacée. Les filles, au moment de leurs premières « lunes » sont considérées comme des personnifications de la déesse mère, ce sont elles qui transmettent les bénédictions de la Mère divine, on vient les voir, les toucher, leur féminité est sacrée. Tout cela vous a été enlevé. Ce n’est pas de parler aux animaux, aux plantes ou aux éléments qui est surnaturel. Ce qui est surnaturel, c’est la façon dont on vit aujourd’hui. Tout ce qui était sain, vrai, honnête, vous a été enlevé. Les peuples autochtones viennent vous rappeler à votre humanité. »

     

    Texte paru dans la revue "Terre du Ciel" n° 66
    Propos recueillis par Anne de Grossouvre
    ÈRE NOUVELLE – Juin 2007
     

    Question : « Depuis un certain nombre d’années, beaucoup d’Indiens d’Amérique viennent en Europe. Pourquoi ? Quel est leur message, leur mission ? »

    Aigle Bleu : « C’est une longue histoire. Nos prophéties nous disaient qu’un jour nous ferions cela. Cinq cents ans avant la venue des Européens, il y eut une grande rencontre dans le nord du Mexique. Tous les hommes-médecine, les chamans, les sages des différentes nations y avaient été conviés pour élaborer une prophétie commune à partir des songes et visions qu’ils avaient commencé à avoir. Cette prophétie annonçait l’arrivée d’un homme étrange, couvert de poils, qui voyagerait sur une coque de noix poussée par une aile d’oiseau. A son arrivée deux choses étaient possibles : soit il écouterait la voix des premières nations et il y aurait de la place pour tout le monde, soit il ne l’écouterait pas et le peuple indien serait détruit comme un arbre qu’on coupe au ras du sol et resterait mort dans la poussière pendant plus de cinq générations. Au bout de ce temps viendrait un moment où les fils et les filles de l’homme étrange qui marchait dans la confusion se mettraient à s’habiller comme les Indiens et à parler aux abeilles et aux fleurs. Ce serait le signe que serait venu le temps de recommencer à partager ouvertement nos enseignements. La décision avait en effet été prise, pour protéger les enseignements spirituels, de les garder secrets dans une famille choisie à l’intérieur de chaque clan, groupe ou nation.


    Question : « La prophétie ne disait-elle pas que l’homme étrange choisirait la voie de la destruction ? »

    Aigle Bleu : « Elle le prévoyait, mais il ne faut jamais geler une prophétie, il faut toujours laisser une porte ouverte à quelque chose de positif. Toutes nos prophéties sont fignolées comme cela. La destruction a été effroyable, même dès les premiers contacts. 90% de la population a été décimée. Par avarice, les Européens ont relégué les autochtones dans les lieux les plus inhospitaliers et ont mis en place des politiques de génocide qui continuent encore de nos jours. En 1967 est parti de San Francisco le mouvement "hippy" ; les jeunes ont commencé à s’habiller comme les Indiens et à parler aux abeilles et aux fleurs. Le signal était donné, les familles gardiennes des secrets, qui vivaient cachées dans les montagnes ou les forêts depuis l’arrivée des Européens, ont commencé à repartager leurs enseignements, et notamment avec ces jeunes intéressés par les voies alternatives.

    En 1969 le premier vaisseau spatial habité alunissait, il s’appelait Eagle One ; c’était le deuxième signe, la transformation planétaire commençait, il nous fallait partager nos enseignements pour limiter l’impact de cette purification. La confusion dans laquelle nous vivons est en effet extrême, elle affecte l'ensemble la planète et la destruction peut être totale. Notre objectif est la création d’un réseau de Lumière pour maintenir une cohérence pendant la purification, afin que celle-ci n’aille pas jusqu’à la destruction totale. Depuis 1969 nous voyons bien les signes de cette purification, les catastrophes naturelles notamment, dont les canicules que vous avez commencé à subir. Ces phénomènes sont inéluctables, ils vont augmenter progressivement. La planète, qui pour les Indiens est un être vivant, a besoin de se purifier, il y aura un gros ménage à faire. Il y a des lueurs d’espoir, le peuple indien connaît des façons de purifier la planète au complet, mais notre voix n’est pas écoutée, autrement que par une petite minorité. C’est la raison pour laquelle nous venons enseigner ici aussi. »


    Question : « Comment cela se passe-t-il concrètement, qu’enseignez-vous ? »

    Aigle Bleu : « Nous avons une pratique spirituelle assez développée, certaines nations nous appellent même "les techniciens du spirituel". Nos pratiques de base sont la pratique de la visualisation, des danses et chants sacrés, des offrandes, des rituels, de la méditation. Nous avons adapté des formes spirituelles de base pour que vous puissiez les pratiquer. Lorsque les personnes pratiquent, leur niveau perceptuel augmente et elles deviennent plus aptes à comprendre les messages qui sont donnés par la Nature autour d’elles, à se reconnecter à leur essence, leurs instructions originelles, leurs ancêtres, et avoir accès aux enseignements propres à leur territoire ; car ces enseignements sont toujours là, disponibles, le savoir est là.

    Dans les formations données en Europe, on cherche en premier à mettre en place les bases pour que la personne puisse comprendre dans quel monde elle vit et pourquoi le monde est ainsi, qu’elle puisse comprendre que ce n’est pas un modèle absolu, et que les peuples autochtones, quel que soit leur pays, ont une approche différente. Pour tous ces peuples et quelles que soient les différences de forme dans l’expression, le système de valeurs est le même : partage, communauté, interrelation intime avec toutes les formes de vie sur Terre, possibilité et nécessité de communiquer avec toutes ces formes de vie, sur Terre et au-delà… Beaucoup des premiers colons se sont d’ailleurs laissés séduire par le mode de vie autochtone, c’étaient les « coureurs des bois ».


    Question : « Pour éviter le sentiment de culpabilité qu’un Occidental pourrait ressentir à vous écouter, n’y aurait-il pas, dans ce que vous décrivez, une fatalité, un destin ? D’autres traditions évoquent aussi ce qu’on pourrait appeler une descente de cycle, processus inévitable à toute renaissance ? »

    Aigle Bleu : « La notion de culpabilité est quelque chose d’installé par la tradition judéo-chrétienne et qui sert à contrôler le peuple. Cela n’existe pas dans notre façon de fonctionner. Lorsque les gens font des erreurs, ils prennent la responsabilité de ce qu’ils ont fait, ils font amende honorable et ils paient, ils changent, ils changent aussi la situation, ils ont alors une part active, ils apportent des correctifs. Il n’y a pas place pour la culpabilité, il y a place pour la responsabilisation. Que cette évolution du monde ait été inéluctable, je ne le pense pas. La conscience d’un être humain peut toujours se transformer, on n’est jamais astreint à être dans l’obscurité et dans l’ignorance. Chacun, à chaque moment de sa vie, peut choisir la Lumière, la Connaissance, la Vérité, l’Harmonie, l’Amour. Aujourd’hui, nous sommes confrontés à une telle multiplication des forces de l’Obscurité qu’elles sont en train de détruire tout, jusqu’au tissu intérieur de l’être humain. Mais je ne pense pas que c’est inéluctable, c’est un choix. Le regarder comme une fatalité, c’est encore une façon de s’en sauver, ça ne guérit rien. Pour pouvoir apporter des correctifs, il faut comprendre la responsabilité que chaque être a dans l’état du monde dans lequel nous vivons. On fait partie du problème ou on fait partie de la solution, on ne peut pas être entre les deux. »


    Question : « De nos jours, en Occident, on sent les prémices d’un changement, de plus en plus de gens s’intéressent au devenir de la planète et sont prêts à changer. Qu’est-ce qui manque aux Occidentaux pour réussir ? »

    Aigle Bleu : « Premièrement, la pratique spirituelle. Dans notre vision de l’être humain, la pratique spirituelle est ce qui définit l’homme. Un être humain sans pratique spirituelle, ce n’est pas un être humain, c’est un être inférieur aux animaux, aux plantes, qui eux, ont une pratique spirituelle ; ils font toujours la volonté du Créateur, ils ne dévient pas de la voie que le Créateur a inscrite en eux par les instructions originelles. L’homme a cette possibilité de choisir de marcher sur une voie qui n’est pas bonne, c’est pour cela qu’il doit discipliner son esprit pour faire le bon choix, et cette discipline, nous l’appelons pratique spirituelle. Beaucoup de gens, ou bien n’ont pas de pratique spirituelle, ou en ont qui ne sont pas efficaces, qui sont basées sur des croyances. Nous n’avons jamais fonctionné avec des croyances, c’est la connaissance qui est importante. Quand on sait quelque chose, on est
    inébranlable, alors qu’on peut toujours perdre la foi.



    La pratique spirituelle est ce qui définit l'homme.


    Je commence toujours mes conférences par ces mots : « Ne croyez rien de ce que je vous dis, vérifiez, vérifiez… » C’est pourquoi la pratique spirituelle est essentielle, parce qu’il faut faire l’expérience. Un de mes Maîtres disait : « Ne me parle pas d’une philosophie qui n’enseigne pas comment faire pousser le maïs. » Il voulait dire qu’il faut que cela puisse être mis en pratique dans le quotidien. Ta spiritualité doit être appliquée dans le travail, dans ta relation à l’autre, dans ta façon de faire l’amour, dans tout, sans quoi ce n’est pas une philosophie holistique. La spiritualité doit donner des réponses dans ta vie, alors tu sais qu’elle est vraie et elle devient une connaissance. La première chose qui manque ici, c’est cette connaissance qui naît de la pratique. La deuxième chose qui manque, c’est le courage de l’appliquer. Les gens ont peur. Quand ils réalisent à quel point on a détruit la planète, à quel point on est dans l’erreur, la somme de travail à faire les décourage complètement. La culpabilité, pour y revenir, fige tout, plus rien ne bouge, tu ne sais plus quoi faire, c’est comme si tout ton être était inadéquat. Mais nous sommes tous parfaits, nous sommes des images du divin. Une fois qu’on a vu, qu’on a compris, il faut avoir le courage d’avancer. Dans nos cultures, le courage était enseigné. »


    Question : « Vous avez dit que, par la pratique spirituelle, les perceptions s’affinaient et que nous pouvions nous reconnecter alors avec les forces vives de notre famille d’origine, que nos ancêtres étaient toujours là pour nous, porteurs de messages. Vous avez eu l’expérience de cela ? »

    Aigle Bleu : « Oui, c’est arrivé lors d’un voyage en Allemagne. J’avais été invité à visiter l’Université de Zegg. Les organisateurs avaient érigé une grande tente à l’extérieur pour les repas. Lors d’un repas, j’ai vu entrer une forme subtile avec une tunique blanche et une grande barbe. Il est arrivé directement sur moi et a exprimé le désir de me parler. En plein repas, je ne pouvais pas, j’étais là à regarder dans les airs alors que les autres me parlaient. Je lui ai donné rendez-vous dans le parc. A peine étais-je sorti qu’il arriva. Je l’ai fait patienter, le temps de me mettre dans l’attitude juste pour l’écouter et le comprendre. L’ancêtre m’a alors expliqué qu’il portait depuis des siècles l’enseignement lié à ce lieu pour qu’il ne se perde pas et que, pour la première fois, il y avait une communauté réunie là à qui il pouvait le transmettre, car les enseignements ne peuvent se transmettre qu’à une communauté susceptible de les mettre en pratique, selon le mode de vie traditionnel autochtone.

    Mais, ajouta-t-il, personne ne semblait le voir et il comptait sur moi. Cela n’a pas été une mince affaire. Les gens réunis là n’étaient pas nécessairement dans un cheminement spirituel, ils faisaient des expériences sociales. Ils ont cependant accepté de rencontrer l’ancêtre. Je les ai emmenés à l’extérieur et j’ai fait la cérémonie que m’avait indiquée l’ancêtre. Pour lui, et les siens, l’offrande consistait à verser du miel sur une feuille de bouleau. C’est devenu logique par la suite pour moi, quand j’ai compris que tout le symbolisme européen est basé sur les fleurs, alors que le nôtre est basé sur les animaux. Sur les quarante personnes présentes, trente-neuf ont ressenti quelque chose, à des niveaux différents, de la simple perception d’une présence à la perception d’informations sur diverses choses. L’information est là, inscrite dans les arbres, dans les pierres, partout dans la terre. Les principes spirituels de base sont disponibles, c’est simple ; c’est de les mettre en pratique qui ne l’est pas. Les gens ont tous subi un lessivage de cerveau depuis la naissance pour les empêcher d’être autonomes parce que les pouvoirs en place ont intérêt à ce qu’ils ne le soient pas. Les gens autonomes deviendraient objecteurs de conscience, ils n’achèteraient plus le système. C’est l’asservissement de l’espèce humaine qui est recherchée par ce système. »





    Question : « Ce système, que vous évoquez, est un système organisé par des hommes. On a peine à imaginer autant de noirceur dans le cœur d’êtres humains… »

    Aigle Bleu : « Mais c’est en nous. Il est important de voir que c’est à l’intérieur de nous que cela se joue aussi. En voulant ignorer la noirceur que l’on porte à l’intérieur de soi, on lui donne libre jeu. Il faut se confronter à l’ombre qui est en nous. Nous avons une pratique pour cela, une façon d’amener chaque être humain à vraiment comprendre qui il est véritablement, à faire face à cela, à l’intégrer. L’ombre fait partie de tous les êtres humains et en voulant l’ignorer tu lui donnes libre jeu de te manipuler, et alors tu es vite charrié par tes émotions, tes conditionnements, et tu es manipulé par ce que tu n’as pas voulu regarder. »


    Question : « Nous avons la possibilité de nous reconnecter avec notre "famille d’origine", avez-vous dit. S’agit-il pour nous des Celtes et des druides ? »

    Aigle Bleu : « Peu importe de quelle nation ils sont. Il faut être conscient que nous construisons présentement ce que mon peuple appelait, dans la prophétie, « le Pont de l’Arc-en-Ciel », qui mène à la création de la nation Arc-en-Ciel, qui est formée par les quatre couleurs de l’humanité, qui se mélangent et qui constituent une humanité unique. D’après notre compréhension, toutes les spiritualités du monde vont se fondre ensemble et en former une nouvelle qui tire le meilleur de tous les différents aspects de chacune, pour qu’il y ait une
    seule conscience d’humanité, chacune bien sûr conservant son identité propre pour ce qui est des rites et des traditions culturelles… La philosophie de base, ainsi que certaines techniques bonnes pour tous, seront les mêmes partout. Il y a vraiment une évolution très puissante qui prend place pour l’humanité présentement et cela se conçoit par la fusion de toutes les formes spirituelles que porte la Terre, sans que cela d’ailleurs aboutisse à la confusion. C’est encore à faire, mais nous sommes arrivés au pied du pont ! »


    Question : « Vous avez dit que la transmission passait obligatoirement par une communauté. Nous sommes relativement peu dans cet état d’esprit en Europe. Comment cela pourra-t-il se passer ? »

    Aigle Bleu : « Chaque fois qu’il y a un stage, une communauté spirituelle s’instaure. On peut renforcer le processus par des pratiques, les gens vivent là des choses intenses, des expériences, il se dégage beaucoup de chaleur humaine lors des ateliers de pratique. Une fois qu’on a goûté à cela, le quotidien semble bien morne et terne. La société, la civilisation telles que nous les connaissons doivent disparaître, parce que ce sont des formes qui abêtissent et asservissent l’homme. Les pouvoirs en place cherchent consciemment à décourager les gens de vivre cela au moyen d’une propagande très bien organisée, par exemple contre les sectes, pour que les gens aient peur de la notion communautaire. Mais dès que les gens en ont fait par eux-mêmes l’expérience il n’y a plus besoin d’explication, c’est ressenti de l’intérieur. Il faudra aussi en arriver à l’établissement de véritables communautés. Personne ne peut avoir une activité assez développée pour fournir tout ce dont il a besoin pour vivre, que ce soit les aliments, les vêtements ou l’habitation. Il faut un noyau de personnes pour produire tous ces fruits-là, mais il faut les produire directement de la nature. Pour nous, c’est une des conditions qui mènent à la santé parfaite.

    Ton activité quotidienne doit avoir un rapport direct avec la manière dont tu te nourris, tu t’habilles, tu t’abrites. Il ne faut pas que des personnes que tu ne connais pas, et qui n’ont avec toi qu’une relation économique, te fournissent ces biens-là, parce qu’alors cela devient anonyme et complètement dévitalisé. S’il n’y a pas de rapport entre la vie que les gens mènent et ce qu’ils mangent le soir, s’il n’y a pas de relation entre ce qu’ils font dans la journée et la maison dans laquelle ils dorment, ils sont comme aliénés de leur propre environnement, il leur manque des liens. C’est ce qui fait que les gens sont de plus en plus des automates. Dans les grandes villes, dans les transports en commun, ça saute aux yeux, il y a beaucoup de carcasses, mais il n’y a personne dedans. Les gens sont ailleurs, ils ne sont pas là. Ils sont dans la musique dans leurs oreilles. Tu leur dis bonjour et ils te regardent comme si tu étais un extraterrestre. Le mode de vie autochtone est très simple, les besoins ne sont pas compliqués. Les gens, dans les nations autochtones, travaillent trois à quatre heures par jour, et c’est suffisant. Aujourd’hui les gens courent du matin au soir et on appelle cela le progrès ! »





    Question : « Peut-on faire marche arrière vers ce mode de vie simple, renoncer à toute la technologie, à sa sophistication qui nous éloigne du mode de vie communautaire ? »

    Aigle Bleu : « La technologie est utile dans la mesure où elle va servir l’épanouissement spirituel de l’être humain, mais elle n’est pas nécessaire dans la vie quotidienne. Elle peut être importante par exemple pour emmagasiner la connaissance, pour permettre la communication entre les différentes communautés, pour créer le réseau de lumière qui va permettre à l’humanité de fonctionner comme une seule entité, pour dépasser les limites planétaires également et nous relier à plus vaste. A ce niveau, c’est une technologie intéressante. De plus, elle ne devrait être disponible que pour ceux qui ont démontré, par leurs activités, qu’ils sont en mesure de l’utiliser pour le plus grand bien de tous. Si on vit dans la nature, on n’a pas besoin de toute cette technologie, on n’a pas besoin non plus de travailler aussi fort. De toute façon, les hommes y reviendront parce qu’ils n’auront pas le choix. Il en va de leur survie. Sur tous les continents il y a des peuples autochtones qui vivent de cette manière. Tant qu’ils ne sont pas découverts, ils poursuivent leur mode de vie parce que c’est intéressant, chaleureux, parce que c’est une liberté totale, dont les gens n’ont même plus idée maintenant.

    Cela fait cent mille ans qu’ils vivent ainsi, tandis que les civilisations sont beaucoup plus récentes et connaissent toutes le même sort : dominer la nature ou les hommes, accumuler des biens matériels qui donnent du pouvoir pour accumuler encore plus de biens qui donnent encore plus de pouvoir et ainsi de suite jusqu’à ce que la classe dirigeante, ne sachant plus que faire de ses richesses, dégénère et que la civilisation disparaisse. Les peuples autochtones n’éprouvent pas le besoin de dominer. Un cercle politique y prend les décisions par consensus, parce que tous ont le sentiment d’être unis, une place est même laissée aux animaux, aux plantes et aux pierres et, dans les décisions prises, on prend en compte l’ensemble de ceux avec qui la Terre est partagée. La prise en charge des adolescents est faite de telle sorte qu’ils s’épanouissent. Les garçons sont initiés à dominer leur part d’ombre et à la pacifier, à interroger l’univers pour en apprendre leur mission, leur « médecine », à discipliner leur corps, leurs émotions, ils deviennent des adultes aux dons uniques, avec une connaissance de soi qui ne pourra jamais être effacée. Les filles, au moment de leurs premières « lunes » sont considérées comme des personnifications de la déesse mère, ce sont elles qui transmettent les bénédictions de la Mère divine, on vient les voir, les toucher, leur féminité est sacrée. Tout cela vous a été enlevé. Ce n’est pas de parler aux animaux, aux plantes ou aux éléments qui est surnaturel. Ce qui est surnaturel, c’est la façon dont on vit aujourd’hui. Tout ce qui était sain, vrai, honnête, vous a été enlevé. Les peuples autochtones viennent vous rappeler à votre humanité. »


    Texte paru dans la revue "Terre du Ciel" n° 66
    Propos recueillis par Anne de Grossouvre
    ÈRE NOUVELLE – Juin 2007
     

    Question : « Depuis un certain nombre d’années, beaucoup d’Indiens d’Amérique viennent en Europe. Pourquoi ? Quel est leur message, leur mission ? »

    Aigle Bleu : « C’est une longue histoire. Nos prophéties nous disaient qu’un jour nous ferions cela. Cinq cents ans avant la venue des Européens, il y eut une grande rencontre dans le nord du Mexique. Tous les hommes-médecine, les chamans, les sages des différentes nations y avaient été conviés pour élaborer une prophétie commune à partir des songes et visions qu’ils avaient commencé à avoir. Cette prophétie annonçait l’arrivée d’un homme étrange, couvert de poils, qui voyagerait sur une coque de noix poussée par une aile d’oiseau. A son arrivée deux choses étaient possibles : soit il écouterait la voix des premières nations et il y aurait de la place pour tout le monde, soit il ne l’écouterait pas et le peuple indien serait détruit comme un arbre qu’on coupe au ras du sol et resterait mort dans la poussière pendant plus de cinq générations. Au bout de ce temps viendrait un moment où les fils et les filles de l’homme étrange qui marchait dans la confusion se mettraient à s’habiller comme les Indiens et à parler aux abeilles et aux fleurs. Ce serait le signe que serait venu le temps de recommencer à partager ouvertement nos enseignements. La décision avait en effet été prise, pour protéger les enseignements spirituels, de les garder secrets dans une famille choisie à l’intérieur de chaque clan, groupe ou nation.


    Question : « La prophétie ne disait-elle pas que l’homme étrange choisirait la voie de la destruction ? »

    Aigle Bleu : « Elle le prévoyait, mais il ne faut jamais geler une prophétie, il faut toujours laisser une porte ouverte à quelque chose de positif. Toutes nos prophéties sont fignolées comme cela. La destruction a été effroyable, même dès les premiers contacts. 90% de la population a été décimée. Par avarice, les Européens ont relégué les autochtones dans les lieux les plus inhospitaliers et ont mis en place des politiques de génocide qui continuent encore de nos jours. En 1967 est parti de San Francisco le mouvement "hippy" ; les jeunes ont commencé à s’habiller comme les Indiens et à parler aux abeilles et aux fleurs. Le signal était donné, les familles gardiennes des secrets, qui vivaient cachées dans les montagnes ou les forêts depuis l’arrivée des Européens, ont commencé à repartager leurs enseignements, et notamment avec ces jeunes intéressés par les voies alternatives.

    En 1969 le premier vaisseau spatial habité alunissait, il s’appelait Eagle One ; c’était le deuxième signe, la transformation planétaire commençait, il nous fallait partager nos enseignements pour limiter l’impact de cette purification. La confusion dans laquelle nous vivons est en effet extrême, elle affecte l'ensemble la planète et la destruction peut être totale. Notre objectif est la création d’un réseau de Lumière pour maintenir une cohérence pendant la purification, afin que celle-ci n’aille pas jusqu’à la destruction totale. Depuis 1969 nous voyons bien les signes de cette purification, les catastrophes naturelles notamment, dont les canicules que vous avez commencé à subir. Ces phénomènes sont inéluctables, ils vont augmenter progressivement. La planète, qui pour les Indiens est un être vivant, a besoin de se purifier, il y aura un gros ménage à faire. Il y a des lueurs d’espoir, le peuple indien connaît des façons de purifier la planète au complet, mais notre voix n’est pas écoutée, autrement que par une petite minorité. C’est la raison pour laquelle nous venons enseigner ici aussi. »


    Question : « Comment cela se passe-t-il concrètement, qu’enseignez-vous ? »

    Aigle Bleu : « Nous avons une pratique spirituelle assez développée, certaines nations nous appellent même "les techniciens du spirituel". Nos pratiques de base sont la pratique de la visualisation, des danses et chants sacrés, des offrandes, des rituels, de la méditation. Nous avons adapté des formes spirituelles de base pour que vous puissiez les pratiquer. Lorsque les personnes pratiquent, leur niveau perceptuel augmente et elles deviennent plus aptes à comprendre les messages qui sont donnés par la Nature autour d’elles, à se reconnecter à leur essence, leurs instructions originelles, leurs ancêtres, et avoir accès aux enseignements propres à leur territoire ; car ces enseignements sont toujours là, disponibles, le savoir est là.

    Dans les formations données en Europe, on cherche en premier à mettre en place les bases pour que la personne puisse comprendre dans quel monde elle vit et pourquoi le monde est ainsi, qu’elle puisse comprendre que ce n’est pas un modèle absolu, et que les peuples autochtones, quel que soit leur pays, ont une approche différente. Pour tous ces peuples et quelles que soient les différences de forme dans l’expression, le système de valeurs est le même : partage, communauté, interrelation intime avec toutes les formes de vie sur Terre, possibilité et nécessité de communiquer avec toutes ces formes de vie, sur Terre et au-delà… Beaucoup des premiers colons se sont d’ailleurs laissés séduire par le mode de vie autochtone, c’étaient les « coureurs des bois ».


    Question : « Pour éviter le sentiment de culpabilité qu’un Occidental pourrait ressentir à vous écouter, n’y aurait-il pas, dans ce que vous décrivez, une fatalité, un destin ? D’autres traditions évoquent aussi ce qu’on pourrait appeler une descente de cycle, processus inévitable à toute renaissance ? »

    Aigle Bleu : « La notion de culpabilité est quelque chose d’installé par la tradition judéo-chrétienne et qui sert à contrôler le peuple. Cela n’existe pas dans notre façon de fonctionner. Lorsque les gens font des erreurs, ils prennent la responsabilité de ce qu’ils ont fait, ils font amende honorable et ils paient, ils changent, ils changent aussi la situation, ils ont alors une part active, ils apportent des correctifs. Il n’y a pas place pour la culpabilité, il y a place pour la responsabilisation. Que cette évolution du monde ait été inéluctable, je ne le pense pas. La conscience d’un être humain peut toujours se transformer, on n’est jamais astreint à être dans l’obscurité et dans l’ignorance. Chacun, à chaque moment de sa vie, peut choisir la Lumière, la Connaissance, la Vérité, l’Harmonie, l’Amour. Aujourd’hui, nous sommes confrontés à une telle multiplication des forces de l’Obscurité qu’elles sont en train de détruire tout, jusqu’au tissu intérieur de l’être humain. Mais je ne pense pas que c’est inéluctable, c’est un choix. Le regarder comme une fatalité, c’est encore une façon de s’en sauver, ça ne guérit rien. Pour pouvoir apporter des correctifs, il faut comprendre la responsabilité que chaque être a dans l’état du monde dans lequel nous vivons. On fait partie du problème ou on fait partie de la solution, on ne peut pas être entre les deux. »


    Question : « De nos jours, en Occident, on sent les prémices d’un changement, de plus en plus de gens s’intéressent au devenir de la planète et sont prêts à changer. Qu’est-ce qui manque aux Occidentaux pour réussir ? »

    Aigle Bleu : « Premièrement, la pratique spirituelle. Dans notre vision de l’être humain, la pratique spirituelle est ce qui définit l’homme. Un être humain sans pratique spirituelle, ce n’est pas un être humain, c’est un être inférieur aux animaux, aux plantes, qui eux, ont une pratique spirituelle ; ils font toujours la volonté du Créateur, ils ne dévient pas de la voie que le Créateur a inscrite en eux par les instructions originelles. L’homme a cette possibilité de choisir de marcher sur une voie qui n’est pas bonne, c’est pour cela qu’il doit discipliner son esprit pour faire le bon choix, et cette discipline, nous l’appelons pratique spirituelle. Beaucoup de gens, ou bien n’ont pas de pratique spirituelle, ou en ont qui ne sont pas efficaces, qui sont basées sur des croyances. Nous n’avons jamais fonctionné avec des croyances, c’est la connaissance qui est importante. Quand on sait quelque chose, on est
    inébranlable, alors qu’on peut toujours perdre la foi.



    La pratique spirituelle est ce qui définit l'homme.


    Je commence toujours mes conférences par ces mots : « Ne croyez rien de ce que je vous dis, vérifiez, vérifiez… » C’est pourquoi la pratique spirituelle est essentielle, parce qu’il faut faire l’expérience. Un de mes Maîtres disait : « Ne me parle pas d’une philosophie qui n’enseigne pas comment faire pousser le maïs. » Il voulait dire qu’il faut que cela puisse être mis en pratique dans le quotidien. Ta spiritualité doit être appliquée dans le travail, dans ta relation à l’autre, dans ta façon de faire l’amour, dans tout, sans quoi ce n’est pas une philosophie holistique. La spiritualité doit donner des réponses dans ta vie, alors tu sais qu’elle est vraie et elle devient une connaissance. La première chose qui manque ici, c’est cette connaissance qui naît de la pratique. La deuxième chose qui manque, c’est le courage de l’appliquer. Les gens ont peur. Quand ils réalisent à quel point on a détruit la planète, à quel point on est dans l’erreur, la somme de travail à faire les décourage complètement. La culpabilité, pour y revenir, fige tout, plus rien ne bouge, tu ne sais plus quoi faire, c’est comme si tout ton être était inadéquat. Mais nous sommes tous parfaits, nous sommes des images du divin. Une fois qu’on a vu, qu’on a compris, il faut avoir le courage d’avancer. Dans nos cultures, le courage était enseigné. »


    Question : « Vous avez dit que, par la pratique spirituelle, les perceptions s’affinaient et que nous pouvions nous reconnecter alors avec les forces vives de notre famille d’origine, que nos ancêtres étaient toujours là pour nous, porteurs de messages. Vous avez eu l’expérience de cela ? »

    Aigle Bleu : « Oui, c’est arrivé lors d’un voyage en Allemagne. J’avais été invité à visiter l’Université de Zegg. Les organisateurs avaient érigé une grande tente à l’extérieur pour les repas. Lors d’un repas, j’ai vu entrer une forme subtile avec une tunique blanche et une grande barbe. Il est arrivé directement sur moi et a exprimé le désir de me parler. En plein repas, je ne pouvais pas, j’étais là à regarder dans les airs alors que les autres me parlaient. Je lui ai donné rendez-vous dans le parc. A peine étais-je sorti qu’il arriva. Je l’ai fait patienter, le temps de me mettre dans l’attitude juste pour l’écouter et le comprendre. L’ancêtre m’a alors expliqué qu’il portait depuis des siècles l’enseignement lié à ce lieu pour qu’il ne se perde pas et que, pour la première fois, il y avait une communauté réunie là à qui il pouvait le transmettre, car les enseignements ne peuvent se transmettre qu’à une communauté susceptible de les mettre en pratique, selon le mode de vie traditionnel autochtone.

    Mais, ajouta-t-il, personne ne semblait le voir et il comptait sur moi. Cela n’a pas été une mince affaire. Les gens réunis là n’étaient pas nécessairement dans un cheminement spirituel, ils faisaient des expériences sociales. Ils ont cependant accepté de rencontrer l’ancêtre. Je les ai emmenés à l’extérieur et j’ai fait la cérémonie que m’avait indiquée l’ancêtre. Pour lui, et les siens, l’offrande consistait à verser du miel sur une feuille de bouleau. C’est devenu logique par la suite pour moi, quand j’ai compris que tout le symbolisme européen est basé sur les fleurs, alors que le nôtre est basé sur les animaux. Sur les quarante personnes présentes, trente-neuf ont ressenti quelque chose, à des niveaux différents, de la simple perception d’une présence à la perception d’informations sur diverses choses. L’information est là, inscrite dans les arbres, dans les pierres, partout dans la terre. Les principes spirituels de base sont disponibles, c’est simple ; c’est de les mettre en pratique qui ne l’est pas. Les gens ont tous subi un lessivage de cerveau depuis la naissance pour les empêcher d’être autonomes parce que les pouvoirs en place ont intérêt à ce qu’ils ne le soient pas. Les gens autonomes deviendraient objecteurs de conscience, ils n’achèteraient plus le système. C’est l’asservissement de l’espèce humaine qui est recherchée par ce système. »





    Question : « Ce système, que vous évoquez, est un système organisé par des hommes. On a peine à imaginer autant de noirceur dans le cœur d’êtres humains… »

    Aigle Bleu : « Mais c’est en nous. Il est important de voir que c’est à l’intérieur de nous que cela se joue aussi. En voulant ignorer la noirceur que l’on porte à l’intérieur de soi, on lui donne libre jeu. Il faut se confronter à l’ombre qui est en nous. Nous avons une pratique pour cela, une façon d’amener chaque être humain à vraiment comprendre qui il est véritablement, à faire face à cela, à l’intégrer. L’ombre fait partie de tous les êtres humains et en voulant l’ignorer tu lui donnes libre jeu de te manipuler, et alors tu es vite charrié par tes émotions, tes conditionnements, et tu es manipulé par ce que tu n’as pas voulu regarder. »


    Question : « Nous avons la possibilité de nous reconnecter avec notre "famille d’origine", avez-vous dit. S’agit-il pour nous des Celtes et des druides ? »

    Aigle Bleu : « Peu importe de quelle nation ils sont. Il faut être conscient que nous construisons présentement ce que mon peuple appelait, dans la prophétie, « le Pont de l’Arc-en-Ciel », qui mène à la création de la nation Arc-en-Ciel, qui est formée par les quatre couleurs de l’humanité, qui se mélangent et qui constituent une humanité unique. D’après notre compréhension, toutes les spiritualités du monde vont se fondre ensemble et en former une nouvelle qui tire le meilleur de tous les différents aspects de chacune, pour qu’il y ait une
    seule conscience d’humanité, chacune bien sûr conservant son identité propre pour ce qui est des rites et des traditions culturelles… La philosophie de base, ainsi que certaines techniques bonnes pour tous, seront les mêmes partout. Il y a vraiment une évolution très puissante qui prend place pour l’humanité présentement et cela se conçoit par la fusion de toutes les formes spirituelles que porte la Terre, sans que cela d’ailleurs aboutisse à la confusion. C’est encore à faire, mais nous sommes arrivés au pied du pont ! »


    Question : « Vous avez dit que la transmission passait obligatoirement par une communauté. Nous sommes relativement peu dans cet état d’esprit en Europe. Comment cela pourra-t-il se passer ? »

    Aigle Bleu : « Chaque fois qu’il y a un stage, une communauté spirituelle s’instaure. On peut renforcer le processus par des pratiques, les gens vivent là des choses intenses, des expériences, il se dégage beaucoup de chaleur humaine lors des ateliers de pratique. Une fois qu’on a goûté à cela, le quotidien semble bien morne et terne. La société, la civilisation telles que nous les connaissons doivent disparaître, parce que ce sont des formes qui abêtissent et asservissent l’homme. Les pouvoirs en place cherchent consciemment à décourager les gens de vivre cela au moyen d’une propagande très bien organisée, par exemple contre les sectes, pour que les gens aient peur de la notion communautaire. Mais dès que les gens en ont fait par eux-mêmes l’expérience il n’y a plus besoin d’explication, c’est ressenti de l’intérieur. Il faudra aussi en arriver à l’établissement de véritables communautés. Personne ne peut avoir une activité assez développée pour fournir tout ce dont il a besoin pour vivre, que ce soit les aliments, les vêtements ou l’habitation. Il faut un noyau de personnes pour produire tous ces fruits-là, mais il faut les produire directement de la nature. Pour nous, c’est une des conditions qui mènent à la santé parfaite.

    Ton activité quotidienne doit avoir un rapport direct avec la manière dont tu te nourris, tu t’habilles, tu t’abrites. Il ne faut pas que des personnes que tu ne connais pas, et qui n’ont avec toi qu’une relation économique, te fournissent ces biens-là, parce qu’alors cela devient anonyme et complètement dévitalisé. S’il n’y a pas de rapport entre la vie que les gens mènent et ce qu’ils mangent le soir, s’il n’y a pas de relation entre ce qu’ils font dans la journée et la maison dans laquelle ils dorment, ils sont comme aliénés de leur propre environnement, il leur manque des liens. C’est ce qui fait que les gens sont de plus en plus des automates. Dans les grandes villes, dans les transports en commun, ça saute aux yeux, il y a beaucoup de carcasses, mais il n’y a personne dedans. Les gens sont ailleurs, ils ne sont pas là. Ils sont dans la musique dans leurs oreilles. Tu leur dis bonjour et ils te regardent comme si tu étais un extraterrestre. Le mode de vie autochtone est très simple, les besoins ne sont pas compliqués. Les gens, dans les nations autochtones, travaillent trois à quatre heures par jour, et c’est suffisant. Aujourd’hui les gens courent du matin au soir et on appelle cela le progrès ! »





    Question : « Peut-on faire marche arrière vers ce mode de vie simple, renoncer à toute la technologie, à sa sophistication qui nous éloigne du mode de vie communautaire ? »

    Aigle Bleu : « La technologie est utile dans la mesure où elle va servir l’épanouissement spirituel de l’être humain, mais elle n’est pas nécessaire dans la vie quotidienne. Elle peut être importante par exemple pour emmagasiner la connaissance, pour permettre la communication entre les différentes communautés, pour créer le réseau de lumière qui va permettre à l’humanité de fonctionner comme une seule entité, pour dépasser les limites planétaires également et nous relier à plus vaste. A ce niveau, c’est une technologie intéressante. De plus, elle ne devrait être disponible que pour ceux qui ont démontré, par leurs activités, qu’ils sont en mesure de l’utiliser pour le plus grand bien de tous. Si on vit dans la nature, on n’a pas besoin de toute cette technologie, on n’a pas besoin non plus de travailler aussi fort. De toute façon, les hommes y reviendront parce qu’ils n’auront pas le choix. Il en va de leur survie. Sur tous les continents il y a des peuples autochtones qui vivent de cette manière. Tant qu’ils ne sont pas découverts, ils poursuivent leur mode de vie parce que c’est intéressant, chaleureux, parce que c’est une liberté totale, dont les gens n’ont même plus idée maintenant.

    Cela fait cent mille ans qu’ils vivent ainsi, tandis que les civilisations sont beaucoup plus récentes et connaissent toutes le même sort : dominer la nature ou les hommes, accumuler des biens matériels qui donnent du pouvoir pour accumuler encore plus de biens qui donnent encore plus de pouvoir et ainsi de suite jusqu’à ce que la classe dirigeante, ne sachant plus que faire de ses richesses, dégénère et que la civilisation disparaisse. Les peuples autochtones n’éprouvent pas le besoin de dominer. Un cercle politique y prend les décisions par consensus, parce que tous ont le sentiment d’être unis, une place est même laissée aux animaux, aux plantes et aux pierres et, dans les décisions prises, on prend en compte l’ensemble de ceux avec qui la Terre est partagée. La prise en charge des adolescents est faite de telle sorte qu’ils s’épanouissent. Les garçons sont initiés à dominer leur part d’ombre et à la pacifier, à interroger l’univers pour en apprendre leur mission, leur « médecine », à discipliner leur corps, leurs émotions, ils deviennent des adultes aux dons uniques, avec une connaissance de soi qui ne pourra jamais être effacée. Les filles, au moment de leurs premières « lunes » sont considérées comme des personnifications de la déesse mère, ce sont elles qui transmettent les bénédictions de la Mère divine, on vient les voir, les toucher, leur féminité est sacrée. Tout cela vous a été enlevé. Ce n’est pas de parler aux animaux, aux plantes ou aux éléments qui est surnaturel. Ce qui est surnaturel, c’est la façon dont on vit aujourd’hui. Tout ce qui était sain, vrai, honnête, vous a été enlevé. Les peuples autochtones viennent vous rappeler à votre humanité. »


    Texte paru dans la revue "Terre du Ciel" n° 66
    Propos recueillis par Anne de Grossouvre
    ÈRE NOUVELLE – Juin 2007
     

    kévin Grossi

    la plus belle des vérité c'est celle qui vien du coeur


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  • le peuple Hopi

     

    http://a4.vox.com/6a00c2252b986f549d00e398e398cc0004-500pi

    Grandfather Titus (Hopi) : Le plus respecté des Anciens des Hopis, et gardien des Tablettes des Prophéties Hopi : "les congrès "Connaissance des Etoiles" sont une Roue de Médecine connectée avec des alignements stellaires."

     

    Les indiens Hopis de l'Arizona
    Les Hopis ont occupé quasiment tout le nord de l'Arizona, de la Californie au sud du Nevada. Aujourd'hui, ils vivent sur la réserve de Black Mesa en Arizona, près de Painted Desert.
    http://www.snowwowl.com/images/hopinavajo/image003.jpg
    Leur langue
    Le Hopi fait partie de la famille Shoshone, elle-même issue de la langue aztèque.



    Leur histoire

    les hopis affirme être aussi les desendant de Mu

     

      Ours Blanc

     

     

    l'histoir des hopis

    avant l'arriver des espagnol en arizona

    celon ours blanc

    Lien permanent

    http://www.aip.org/history/einstein/images/ae31.jpg
    On pense que les Hopis ont immigré de nord du Mexique environ 500 ans avant J.C. C'était une tribu de chasseurs et cueilleurs qui vivaient dans des maisons enterrées. Environ 1200 ans plus tard, l'aliment de base devint le maïs qu'ils étaient capables de faire pousser sur les plateaux arides. Plusieurs petits groupes s'associèrent et de grands villages. L'agriculture devint de plus en plus importante au fur et à mesure que la population grandissait. Des clans se formèrent, et chacun était responsable de son champ. La société Hopi était matrimoniale, c'est à dire les successions et le statut social se faisaient par la mère. Les femmes possédaient les champs, mais seuls les hommes de leur clan pouvaient y travailler.

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    Chaque clan avait également la charge de certaines cérémonies au cours de l'année. C'était une société où chaque clan pratiquait sa propre cérémonie et même les femmes pouvaient y officier. Les Hopis vécurent ainsi jusqu'aux environ de 1540, quand un groupe d'explorateurs espagnols mené par Coronado, vinrent pour la 1ère fois dans cette région. Par la suite, les missionnaires espagnols essayèrent de convertir les indiens au christianisme tandis que les explorateurs et les soldats cherchaient tous les moyens pour les exploiter.

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    Pendant ce temps, la tribu Navajo voisine commençait elle-aussi à sentir la pression des Espagnols. Il s'en suivi une guerre qui affecta les Hopis et les autres tribus voisines. Cette période de guerre dura jusqu'en 1824 quand les Espagnols ont reconnu l'indépendance du Mexique et que les terres des Hopis furent données au gouvernement mexicain. Bien que l'Espagne les laissa maintenant en paix, les Navajos continuèrent d'attaquer les Hopis pour prendre leurs terres. En 1870 le gouvernement américain revendiqua lui aussi les terres Hopis. Ceux-ci durent à nouveau se battre pour finir dans la réserve Hopi de Black Mesa où ils vivent encore aujourd'hui.

    Vie quotidienne

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    Les Hopis essayent de conserver leur mode de vie traditionnel. Ils sont engagés contre le gouvernement américain ainsi que contre les Navajos pour récupérer leurs terres ancestrales. Les Hopis sont bien renommés pour leur habilité en agriculture. Ils connaissent la culture en terrasses et les méthodes d'irrigation. Ils savent faire pousser le maïs, le coton, les haricots, les courges et le tabac au milieu du désert de l'Arizona.

     

    Prophéties Hopi

    Prophéties Hopi dévoilées en 1968 et interprétées de nos jours accompagnées du résumé d'un texte prophétique récent décrivant l'avenir de l'homme au cours de ce siècle.



    Une première série d'avertissements avait eu pour but d'alerter les Anciens Hopis futurs de l'approche de cet avènement ; signe qui leur était donné de rompre le silence et de livrer au monde une deuxième série de prédictions annonçant l'imminence de la purification par le feu.

    Voici la première série de prédictions :

    Avertissement : Un cheval de fer viendra au pays de l'homme rouge.
    Réalisation : Le chemin de fer a été construit au XIXe siècle.

    Avertissement : L'homme blanc dressera des fils de métal dans le ciel.
    Réalisation : Ce sont les lignes télégraphiques au XIXe, et, au XXe siècle les câbles porteurs d'électricité.

    Avertissement : Des toiles d'araignées sillonneront le ciel.
    Réalisation : Ce sont les traînées de condensation des avions.

    Avertissement: Les puissances du rouge, de la svastika et du soleil menaceront l'île de la Tortue.
    Réalisation : Vue de l'espace, l'Amérique du nord ressemble au profil d'une tortue (Ne me demandez pas comment des voyants pré-colombiens savaient cela). Pendant la seconde guerre mondiale et la guerre froide qui suivit, l'Amérique du nord fut menacée par ces trois "puissances". La croix gammée des nazis et plus tard, les forces rouges communistes russes et chinoises entourèrent l'île de la Tortue. La toute puissance du soleil brûla le sol natal lorsque l'homme blanc essaya ses bombes atomiques dans le Nevada et au Nouveau Mexique, proches de la terre sacrée des Hopi en Arizona.

    Avertissement: L'homme blanc créera une gangue de cendres qui empoisonnera la terre et la rendra stérile pour des générations.
    Réalisation : Les bombes atomiques encore et les radiations stérilisantes.

    Avertissement : L'accomplissement de cette première série de signes autorisera les Anciens Hopi à sortir de leur long silence et à répandre le message prophétique de l'imminence de la grande purification. Ils partageront leur connaissance et leur sagesse avec les peuples du monde, afin que chacun puisse se préparer ou amortir le choc sur la Terre.
    Réalisation : Il y a 50 ans, en effet, les Anciens Hopi reconnurent que le premier train de signes était avenu. Ils commencèrent donc à révéler au monde les prophéties d'une purification prochaine. Certains Anciens, tel que Thomas Banyaca, ont expliqué ces prophéties à la télévision et ont parlé devant l'Assemblée Générale des Nations Unies.

    Et voici la seconde et dernière série d'avertissements :

    Avertissement : Une tribu d'hommes vêtus de capes rouges et coiffés de chapeaux de même viendront de l'est en grand nombre, voyageant par les airs. Ils coloniseront les terres de l'ouest américain, se disperseront et disparaîtront.
    Réalisation : Lorsque les trois premiers signes précurseurs de leur prophétie, vieille de 1200 ans, concernant la transplantation de leur religion vers l'Amérique furent accomplis, les tibétains rendirent visite aux Anciens Hopi. Cette prophétie donnée par le fondateur du bouddhisme tibétain, Padmasambhava, s'énonce : "Quand volera l'oiseau de fer (l'avion) et que le cheval courra sur les routes (autos), le peuple tibétain sera dispersé comme des fourmis sur la face de la Terre, et le Dharma viendra au pays des hommes rouges". Depuis 1970, le Dalaï Lama et un certain nombre de prêtres aux capes marrons accomplissent la prophétie Hopi en visitant les Anciens Hopi, puis en poursuivant leur migration. De nombreux Hopi croient aussi que leur prophétie se complète par une seconde visite, dans les années 80, des disciples vêtus de rouge de Bhagwan Sri Rajneesh, arrivés par milliers dans l'ouest de l'Oregon. Effectivement, un groupe de partisans de Rajneesh rendit visite au chef des Anciens Hopi, Grand Père David Monogye, en 1985, pour ensuite disparaître suivis de leurs compagnons de voyage en capes rouges. Cette rencontre est très bien évoquée dans le livre :"Les Messies : Visions et Prophéties du 2ème avènement ".

    Avertissement : L'homme blanc volera des roches de la lune. Ceci est un signe de danger car nous serons dans les derniers jours avant la purification.
    Réalisation : Les missions Appolo ramenèrent sur Terre des centaines de kilos de roches prélevées sur la Lune.

    Avertissement : L'homme blanc construira une maison permanente dans le ciel. Ceci est l'avertissement final avant la purification.
    Réalisation :
    Les fragments de MIR ont tracé une trajectoire de feu jusqu'à l'océan, mais aujourd'hui la Station Internationale de l'Espace, bien plus permanente, parcourt le ciel. Elle sera tout à fait opérationnelle dans quelques années. On pourrait même dire qu'elle est opérationnelle et que les temps de la purification sont arrivés.

    Il y a des centaines de prophéties d'autres traditions apocalyptiques qui parlent de mort et de renaissance du monde, peu après le tournant du siècle. Ceux qui ont lu John Hogue, savent qu'il propose deux interprétations de la purification selon les Hopi.
    Si notre destinée demeure motivée par des forces de la peur et de l'attachement aveugle à des traditions désormais fossiles, alors les "feux" de la guerre, du réchauffement planétaire, de l'ire collective et du stress consumeront notre civilisation dans les 50 prochaines années.

    Cependant, si dans le même temps l'appel à la transformation personnelle et à la méditation est entendu par un nombre suffisant d'individus à travers le monde et qu'ils commencent à changer (cf : l'homme nouveau que représente Neo dans Matrix, voir l'article traitant de l'interprétation du film) alors les "feux" purificateurs seront ceux de l'amour, de la conscience, du génie et de la compassion.
    Dans les années à venir nous verrons certainement flamber les feux extérieurs et intérieurs. La question demeure : par quel feu souhaitez-vous être purifié ?

    Je pense (Peter Tavy) que les textes et les dires de tous les peuples de la Terre sont à prendre au sérieux. J'ai un lien très fort et cristallin avec les peuplades amérindiennes : Mayas, Hopi, Navajos, Incas... et de leurs enseignements ainsi que de leur philosophie découle une Sagesse millénaire, proche de celle des anciens Esseniens, qui me donne un regard neuf et constructif sur notre monde : redonnons la place qu'elle mérite à notre Mère la Terre !


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    Sources
    Nexus n°16

    Together

    Lettre des Indiens Hopis au président Nixon en 1970

     

    "L'homme blanc, dans son indifférence pour la signification de la nature, a profané la face de notre Mère la Terre. L'avance technologique de l'homme blanc s'est révélée comme une conséquence de son manque d'intérêt pour la voie spirituelle, et pour la signification de tout ce qui vit. L'appétit de l'homme blanc pour la possession matérielle et le pouvoir l'a aveuglé sur le mal qu'il a causé à notre Mère la Terre, dans sa recherche de ce qu'il appelle les ressources naturelles. Et la voie du Grand Esprit est devenue difficile à voir pour presque tous les hommes, et même pour beaucoup d'Indiens qui ont choisi de suivre la voie de l'homme blanc.
    Aujourd'hui, les terres sacrées où vivent les Hopis sont profanées par des hommes qui cherchent du charbon et de l'eau dans notre sol, afin de créer plus d'énergie pour les villes de l'homme blanc. On ne doit pas permettre que cela continue. Sans quoi notre Mère la Nature réagirait de telle manière que presque tous les hommes auraient à subir la fin qui a déjà commencé. Le Grand Esprit a dit qu'on ne devait pas laisser cela arriver, même si la prédiction en a été faite à nos ancêtres. Le Grand Esprit a dit de ne pas prendre à la terre, de ne pas détruire les choses vivantes.
    Aujourd'hui, presque toutes les prophéties se sont réalisées. Des routes grandes comme des rivières traversent le paysage, l'homme parle à travers un réseau de téléphone et il voyage dans le ciel avec ses avions. Deux grandes guerres ont été faites par ceux qui arborent le swastika ou le soleil levant. Le Grand Esprit a dit que si une gourde de cendres était renversée sur la terre, beaucoup d'hommes mourraient, et que la fin de cette manière de vivre était proche. Nous interprétons cela comme les bombes atomiques lancées sur Hiroshima et Nagasaki. Nous ne voulons pas que cela se reproduise dans aucun autre pays pour aucun autre peuple, cette énergie devrait servir à des fins pacifiques, non pour la guerre. Nous, les chefs religieux et porte-parole légitimes du peuple indépendant des Hopis, avons été chargés par le Grand Esprit d'envoyer au président des Etats-Unis et à tous les chefs spirituels une invitation à nous rencontrer pour discuter du salut de l'humanité, afin que la Paix, l'Unité et la Fraternité règnent partout où il y a des hommes."

     

    Une très ancienne prophétie transmise de générations en générations  par les anciens de la tribu Hopi dit que "quand l’étoile bleue Kachina fera son apparition dans le ciel, le Cinquième Monde commencera ce sera le jour de la purification". L’étoile bleue Kachina est l’étoile Sirius.
    Pour les Hopis nous sommes actuellement dans le quatrième monde, les mondes précédents étaient ceux des animaux, des plantes de la terre… Nous sommes aujourd’hui dans le monde aérien.
    La neuvième et dernière prophétie est la suivante : "tu seras informé d’un endroit dans le ciel  qui explosera avec une énorme déflagration, cela ressemblera à une étoile bleue et tout s’arrêtera".
    Mais on dit aussi qu’un feu spirituel entrera par le nord et qu’il descendra le long de la côte Nord Ouest de ce pays, pour sauver l’humanité. Nous pouvons démarrer le feu spirituel maintenant et ici. Les anciens l’ont dit et prédit il y a longtemps.
    Si chacune des races revient sur la terre des Hopis pour partager avec les autres son enseignement, nous deviendrons tous sœurs et frères d’une même Nation.

     

     

    LES TROIS SECOUSSES DE LA TERRE

    (Extrait du discours de Lee Brown en 1986)

    Cet article est un discours donné par Lee Brown au Conseil Indigène Continental tenu aux Champs De Foire de la Vallée de Tanana à Fairbanks, Alaska en 1996.

    Il y eu le cycle du minéral, du rocher. Il y eu le cycle de la plante. Et maintenant nous sommes dans le cycle de l'animal qui arrive à sa fin et nous allons commencer le cycle de l'être humain. Quand nous serons dans le cycle de l'être humain, les plus hauts et les plus grands pouvoirs que nous avons nous seront donnés. Ils nous viendront de la lumière ou l'âme que nous connectons à l'Esprit. Mais maintenant nous arrivons à la fin du cycle de l'animal et nous nous sommes examinés et avons appris ce que c'est que d'être comme un animal sur cette terre.

    Au début de ce cycle du temps, il y a longtemps, le Grand Esprit est descendu.Il est apparu, et Il a rassemblé les gens de cette terre sur une île qui est maintenant sous l'eau et Il a dit aux êtres humains :

    "Je vais vous envoyer aux quatre directions et avec le temps je vais vous changer en quatre couleurs, mais je vais vous donner quelques enseignements et vous les appellerez les Enseignements Originaux et quand vous reviendrez ensemble l'un avec l'autre vous partagerez ces enseignements pour que vous puissiez cohabiter et avoir la paix sur la terre, et une grande civilisation viendra."

    Et il a dit : "Pendant le cycle du temps je vais donner à chacun de vous deux tablettes de pierre. Quand je vous donnerai ces tablettes de pierre, ne les lancez pas sur le sol. Si n'importe quel frère ou soeur des quatre directions et des quatre couleurs lance les tablettes sur le sol, non seulement les êtres humains auront des temps durs, mais la terre elle-même mourra presque.

    Ainsi il a donné à chacun de nous une responsabilité que nous appelons la Garde.

    Aux Indiens, les gens rouges, il a donné la Garde de la terre. Nous allions apprendre pendant ce cycle du temps les enseignements de la terre, les plantes qui grandissent de la terre, les nourritures que l'on peut manger, et les herbes qui guérissent pour que quand nous nous serons rassemblés avec les autres frères et soeurs nous puissions partager cette connaissance avec eux. Quelque chose de bon allait arriver sur la terre.

    A l'Ouest, il a donné la Garde du vent à la race jaune. Ils devaient apprendre le ciel et la respiration et comment l'utiliser en nous-même pour l'avancement spirituel. Ils devaient le partager avec nous à notre époque.

    Au Sud, Il a donné la Garde de l'eau à la race noire. Ils devaient apprendre les enseignements de l'eau qui est le chef des éléments, le plus humble et le plus puissant. Quand je suis allé à l'Université de Washington j'ai appris que c'était un noir qui a découvert le plasma du sang, cela ne m'a pas étonné parce que le sang est de l'eau et les aînés m'ont dit que les noirs apporteraient les enseignements de l'eau.

    Au Nord, Il a donné la Garde du feu à la race blanche. Si vous regardez au centre de beaucoup de choses qu' ils fabriquent vous trouverez le feu. Les aînés disent qu'une ampoule légère est le feu de l'homme blanc. Si vous regardez au centre d'une voiture vous trouverez une étincelle. Si vous regardez au centre d'un avion et d'un train vous trouverez le feu. Le feu consomme, et bouge également. C'est pourquoi c'était les frères et soeurs blancs qui ont commencé à se déplacer sur la surface de la terre et à nous réunir comme une famille humaine.

    Et un temps long passa, et le Grand Esprit donna deux tablettes de pierre à chacune des quatre races. La nôtre est gardée à la Réservation des Hopis dans l'Arizona à Four Corner Area.

    J'ai parlé aux gens de la race noire et leurs tablettes de pierre sont au pied du Mont Kenya. Ils sont gardés par la Tribu des Kukuyus. J'ai eu une fois l'honneur de présenter une pipe sacrée à la Tribu des Kukuyus taillée avec la pierre rouge du Mont Kenya. C'était à un rassemblement spirituel Indien il y a à peu près 15 années. Un sorcier guérisseur du Dakota du sud a mis une roue de médicine décorée au milieu du rassemblement. Il y avait les quatre couleurs des quatre directions; Il a demandé aux gens, "D'où vient ceci?" Ils ont dit, "Probablement de Montana, ou du Dakota du sud, peut-être de Seskatchewan." Il a dit, "Ceci vient du Kenya." Elle a toujours été décorée comme la nôtre, avec la même couleur.

    Les tablettes de pierre de la race jaune sont gardées par les Tibétains, au Tibet. Si vous alliez de l'autre côté du monde en passant directement par la Réserve des Hopis, vous vous retrouveriez au Tibet. Le mot Tibétain pour "soleil" est le mot Hopi pour "lune" et le mot Hopi pour "soleil" est le mot Tibétain pour "lune".

    Les gardiens des traditions en Europe sont les Suisse. En Suisse, ils ont un jour où chaque famille ressort son masque. Ils connaissent les couleurs des familles, ils connaissent les symboles, quelques-uns. J' ai étudié avec quelques gens de Suisse à l'Université de Washington et ils ont partagé ceci avec moi. Chacun de ces quatre peuples sont des peuples qui habitent dans les montagnes.

    En 1976 l’Amérique avait son bicentenaire, célébrant 200 années de liberté. Une partie des Natifs ont pensé que ceci était significatif et ils ont porté un fagot avec la pipe sacré de la Côte Ouest à la Côte Est de ce pays. Ils ont dit que les routes de ce pays doivent aller soit Nord-Sud soit Est-Ouest. Si elles vont Nord-Sud nous nous rassembleront comme des frères et soeurs, mais si elles vont Est-Ouest il y aurait la destruction et presque toute la terre aurait un temps dur. Donc vous tous savez que les routes vont Est-Ouest. Ils ont dit alors que des choses seraient perdues de l'Est à l'Ouest et du Sud au Nord et qu'elles reviendraient encore de l'Ouest à l'Est et du Nord au Sud. Donc il y a neuf ans, en 1976, de l'Ouest à la Côte Est de ce pays, de San Francisco à Washington D.C., les gens ont porté un fagot avec la pipe sacré à la main, à pied.

    Ma tante avait rêvé il y a 15 ans que les gens qui ne les ont pas aimé lanceraient des rochers et des bouteilles à ce fagot pendant qu'il serait porté et traverserait ce pays. Et bien sûr cela est arrivé. Mais, comme le disait le rêve de ma tante, les rochers se sont approchés et alors ils sont tombés, et rien le n'a touché.

    Quand ils ont atteint le sommet des Montagnes Rocheuses, un orage dur éclata. Un homme âgé avec les cheveux blancs et longs dit : "Je le porterai maintenant."

    Ils y avait une camionnette qui était à côté des gens qui marchaient. Il est sorti de la camionnette et a porté le fagot de la pipe sacrée à travers cet orage. Il avait si froid quand il est rentré dans la camionnette que quelqu'un a touché ses cheveux et ils sont tombés. Ses cheveux étaient gelés. Vous devez avoir bien froid si vos cheveux gelent, mais ce vieil homme l'a porté à travers cet orage parce qu'ils ont dit que si ils portaient ce paquet à travers la terre, les pouvoirs commenceraient à revenir.

    Ils ont dit qu'un feu spirituel serait allumé dans le Nord et descendrait la Côte Nord-Ouest de cette terre. Quand il arriverait au Puget Sound, il irait à l'intérieur du pays. Je pense personnellement que ceci, neuf années plus tard, est le rassemblement dans le Nord. C'est pourquoi je suis venu ici : nous avons la capacité de démarrer le feu spirituel maintenant, ici. Les vieux l'ont vu il y a longtemps et l'ont prédit et je vais venir à cela.

    Donc nous avons traversé ce cycle du temps et chacune des quatre races est allé dans sa direction et ils ont appris leurs enseignements. Ils ont dit sur Newsweek il n'y a pas longtemps que huit nourritures sur dix que les gens mangent sur la terre sont développées ici dans l'hémisphère Ouest parce que cela était notre Garde, apprendre les enseignements de la terre, et les choses qui y poussent.

    On nous a donné une poignée de main sacrée pour que lorsque nous reviendrons ensemble comme des frères et soeurs nous nous souvenions toujours des enseignements.

    Il était indiqué sur les tablettes de pierre que les Hopis avaient que les premiers frères et les premières soeurs qui reviendrait à eux viendraient comme les tortues à travers la terre. Ils seraient des êtres humains, mais ils viendraient comme les tortues. Alors, lorsque le temps fut venu les Hopis étaient à un village spécial pour accueillir les tortues qui traverseraient le pays et ils se sont levés le matin et ont regardé vers le lever du soleil. Ils ont regardé à travers le désert et ils ont vu les Conquistadors espagnols venir, couvert de leurs armures, comme les tortues, à travers le pays. C'étaient eux les tortues.

    S'ils sont sorti vers l'homme espagnol et ils ont tendu la main espérant une poignée de main mais l'homme espagnol a mis une babiole dans leurs mains. Et alors le mot se diffusa à travers l'Amérique du Nord qu’il allait y avoir un temps dur, que peut-être une partie des frères et soeurs avaient oublié le sacré de toutes choses et que tous les êtres humains allaient souffrir sur la terre à cause de cela.

    Donc les tribus ont commencé à envoyer des gens dans les collines avec la mission d'essayer de trouver comment ils pourraient survivre. A ce moment-là il y avait 100,000 villes dans la Vallée du Mississippi seule, appelée la civilisation des collines: les villes construites sur des grandes collines. Ces collines sont toujours là-bas. Si jamais vous sortez à Ohio ou la Vallée de Mississippi, elles sont des attractions de touristes maintenant. Il y avait 100,000 villes de Natifs et ils se demandaient comment ils pourraient survivre. Ils ont commencé à essayer d'apprendre à vivre hors de la terre parce qu'ils savaient qu'un temps dur allait venir.

    Ils ont commencé à envoyer des gens pour avoir des visions pour voir comment est-ce que nous pourrions survivre cette fois. Des gens sont venus sur la côte Est et ont traversé ce pays depuis l'Est et il est dit dans les prophéties que nous devons essayer de rappeler à tous les gens qui viendraient ici le sacré de toutes choses.

    Si nous arrivions à faire cela, alors il y aurait la paix sur la terre. Mais si nous n'arrivions pas à faire cela, quand les routes traverseraient ce pays de l'est à l'ouest, et que les autres races et les autres couleurs de la Terre marcheraient à travers cette terre, si à ce moment là nous ne nous sommes pas rassemblés comme une famille humaine, le Grand Esprit s'emparerait de la terre avec sa main et la secouerait.

    Et donc si vous lisez les négociations du traité de Red Jacket des Six Nations sur la côte Est de cette terre jusqu'à Chief Joseph et à Chief Seattle sur la côte Ouest de cette terre, ils disent tous la même chose. Chief Joseph a dit, "Je vous accorde le droit, et j'espère que vous m'accordez le droit, d'habiter sur cette terre."

    Toujours nous avons essayé d'habiter ensemble. Mais au lieu d'habiter ensemble, vous savez tous qu' il y avait la séparation, il y avait la ségrégation. Ils ont séparé les races : ils ont séparé les indiens, et ils ont séparé les noirs. Il n'y a pas longtemps, dans l'état de Washington c'était illégal pour un asiatique d'épouser une personne blanche. Il y avait la séparation.

    Lorsqu'ils sont allés sur la côte Ouest de ce pays, les aînés qui étaient au courant de ces prophécies ont dit que les blancs allaient construire un ruban noir et que sur ce ruban noir un insecte bougerait. Et lorsque vous voyez cet insecte commencer à se déplacer sur la terre, c'est le signe de la première secousse de la terre.

    La première secousse serait si violente qu'elle secourait cet insecte et le déplacerait hors de la terre et qu'il commencerait à se déplacer...

    ...et voler dans l'air...
    Et à la fin de cette secousse cet insecte serait dans l'air dans le monde entier.

    Derrière lui il y aurait une trace de saleté et à la fin le ciel entier au dessus de toute la terre deviendrait sale à cause de ces traces de saleté, et cela amènerait beaucoup de maladies qui seront de plus en plus compliquées.

    Donc l'insecte qui se déplace sur la terre, bien sûr c'est facile à voir maintenant. En 1908 la Model-T Ford fut produite en masse pour la première fois. Alors les aînés surent que la première secousse allait se produire.Ce fut la première guerre mondiale.

    Durant la première guerre mondiale l'usage de l'avion se répandit au niveau international pour la première fois. C'était l'insecte qui se déplaçait vers le ciel.

    Alors ils surent que quelque chose de très important allait se passer. Il allait y avoir une tentative pour faire la paix sur terre et les aînés surveillaient cela. Ils entendirent qu'il allait y avoir une Société des Nations à San Francisco, donc les aînés se rassemblèrent dans l'Arizona dans les années 1920 et ils écrivirent à Woodrow Wilson.

    Ils demandèrent si le peuple Indien pouvait être inclu dans la Société des Nations.

    A l'époque la Cour Suprême des Etats-Unis avait décidé qu'une réserve était une nation séparée et à moitié souveraine, non-inclue dans les Etats-Unis mais protégée par les Etats-Unis. Cela devint une inquiétude car les gens ne voulaient pas que les réserves deviennent de plus en plus séparées. Ils ne voulaient pas qu'elles soient considérées comme des nations. Donc ils n'ont pas répondu et le peuple indien fut écarté de la Société des Nations, et le cercle fut incomplet.

    Dans la Société des Nations il y avait une porte pour l'Est, le peuple jaune, il y avait une porte pour le Sud, le peuple noir, il y avait une porte pour le Nord, le peuple blanc, mais il n'y avait personne à la porte de l'Ouest.

    Les aînés savaient qu'il n'y aurait pas la paix sur terre tant que le cercle de l'humanité n'est pas au complet, tant que les quatres couleurs ne s'assoient dans le cercle et ne partagent leurs enseignement. Ensuite la paix viendrait sur terre.

    Donc ils savaient que des choses allaient arriver. Les choses allaient s'accellérer quelque peu. Il allait y avoir une toile d'araignée construite sur toute la terre, et les gens allaient parler à travers cette toile d'araignée. Lorsque cette toile d'araignée à parler, le téléphone, serait construit sur toute la terre, un signe de vie apparaîtrait à l'est, mais il serait penché et renversé et amènerait la mort.

    Il viendrait avec le soleil. Mais le soleil lui-même allait se lever un jour non pas à l’Est mais à l’Ouest.

    Ainsi les aînés disent que lorsque vous verrez le soleil se lever à l’Ouest et le signe de vie renversé à l’Est, c’est le signe que la grande mort est sur nous, et que le Grand Esprit va secouer la terre de sa main et que cette secousse sera plus forte que la première.

    Le plus mauvais usage du guardiennat du feu est appellé “la gourde de cendres”.

    Ils disent que la gourde de cendres tombera du ciel. Elle rendra les gens comme des grains d’herbe brûlés dans une prairie en feu et les choses ne pousseront pas pendant beaucoup de saisons. Ils en auraient parler et auraient averti de sa venue si ils auraient pu entrer dans la Ligue des Nations.

    Les aînés essayèrent de contacter Roosevelt pour lui dire de ne pas utiliser la gourde de cendres car elle aurait un grand effet sur la terre et causerait finallement une destruction encore plus grande lors de la troisième secousse de la terre, la troisième guerre mondiale.

    onc après la deuxième secousse, lorsqu’ils virent la gourde de cendre tomber du ciel ils surent qu’il y aurait une tentative pour faire la paix de l’autre côté de ce pays. Et puisque la tentative de paix sur la côte Ouest avait échoué ils allaient construire une maison spéciale sur la côte Est de cette Ile de la Tortue, et toutes les nations et peuples de la terre iraient à cette maison.

    Alors les aînés représentant un nombre de tribus se rendirent à New York. Lorsque les Nations Unies ouvrirent, ils allèrent à la porte d’entrée de la maison et dirent ces mots:

    "Nous représentons les peuples indigènes de l’Amérique du Nord et nous désiront nous adresser aux nations de la terre. Nous allons vous donner quatre jours pour considérer si oui ou non nous seront autorisés à parler.”

    Mais les Etats-Unis sont l’une des 5 nations possédant un droit de véto. Donc ils ont utilisé leur droit de véto pour empêcher le peuple Natif d’entrer.

    Donc ils surent que d’autres choses allaient arriver sur terre, que les Nations Unies seraient incapables d’amener la paix sur terre, et qu’il y aurait une confusion continuelle et qui s’appronfondirait, et que les petites guerres empireraient.

    Alors ils se retirèrent dans la réserve des Six Nations et ils parlèrent de cela et dirent que le temps approche maintenant en 1949. Ils dirent: nous allons diviser les Etats-Unis en 4 sections et chaque année nous allons avoir un rassemblement. Ils appelèrent ces rassemblements les 'White of Peace Gatherings'.

    Ils commencèrent à avoir ces rassemblements vers 1950.

    Et pour la première fois ils autorisèrent des gens à parler en anglais de ces prophéties.

    Ils nous dirent lors de ces rassemblements : ‘Dans votre vie vous allez voir ces choses arriver’. C’était étrange à l’époque lorsqu’ils nous dirent cela dans les années 1950, 1960, mais maintenant cela semble très clair. Mais alors c’était inhabituel. Ils dirent : ‘ Vous allez voir une époque dans votre vie où des hommes deviendront des femmes. Le Grand Esprit va faire un homme sur terre. Il l’a fait homme mais cet homme va dire : “Je connais plus que le Grand Esprit. Je vais me changer en femme.” Le Grand Esprit va faire une femme sur la terre. Elle va dire : “Je connais plus que le Grand Esprit, je veux être un homme.” Et elle sera physiquement un homme.

    Cela semblait étrange. Et peut-être qu’en vision ils ont vu Boy-George.

    Ils dirent : “Vous verez un temps où les êtres humains trouveront l’empreinte qui nous a fabriquer”. Ils appellent cela l’ADN. L’acide déoxyborinucléique.

    D Ils dirent: “ Vous verrez un temps où l’aigle volera au plus haut dans la nuit et se posera sur la lune.” A cette époque, dirent-ils aussi, beaucoup d’entre le peuple natif dormiront, ce qui signifie symboliquement qu’ils auront perdu leurs enseignements. Quand la première fusée américaine s'est posée, on annonçait dans les médias :"l'aigle s'est posé!"

    Ils dirent qu’à cette époque il y aura beaucoup de villages dans ce pays, tellement immenses que lorsque vous y serez vous ne pourrez regarder au dehors. Ils appellent cela les ‘villages de pierre’ ou les ‘prairies de pierre’.

    Et ils disent qu’il va y avoir la troisième secousse de la terre. Ce ne sera pas une belle chose à voir mais nous y survivrons. Et lorsque nous y survivrons il y aura une tentative pour faire un cercle d’êtres humains sur la terre.

    Cette fois le peuple Natif n’aura pas à demander d’entrer dans le cercle mais ils y seront invités car l’attitude à notre égard aura changée, et les gens nous laisseront entrer dans le cercle et les quatre couleurs des quatre directions partageront leur sagesse. Cela est proche.

    Les Hopis dans leurs prophéties disent qu’il viendra une religion ici.

    Il se peut qu’elle soit vraie et apporte l’unité ou peut-être qu’elle sera fausse et n’apportera pas l’unité. Si elle n’apporte pas l’unité, une seconde religion doit venir et les gens de cette religion sont appelés en langage Hopi BAHANI; le peuple de Baha. ‘Ni’ signifie peuple de. Donc je cherchais qui étaient ce peuple de Baha.

    J’étais têtu et ne voulais pas devenir Baha’i. Mais mon grand-père qui est passé de l’autre côté a dû trouver cela dans l’autre royaume car il est venu à moi quatre fois pour me dire ‘hey regarde ça encore, regarde ça encore, encore une fois.’

    Baha signifie “lumière ou gloire”. Baha'i signifie "celui qui suit la lumière”. Nous avons attendu ces gens longtemps. Ils disent qu’ils apportent un enseignement qui unira la terre. Donc nous devons partager cet enseignement.

    Le Bahana, selon les Navajos :

    Les Chants disent qu’il y a deux signes du Nouvel Esprit que les gens doivent rechercher. Le premier signe est l’étoile à neuf branches qui vient de l’Est. L’étoile à neuf branches est le symbole de la Foi Baha’ie, il représente l’Unité.

    L’autre signe est qu’il y aura un grand chef à l’Est portant (symboliquement) un chapeau à douze plumes, signifiant douze grand principes qu’il amènera à l’humanité.

    1. Unité de Dieu et de ses prophètes,
    2. Unité du genre humain,
    3. Recherche personnelle et indépendante de la vérité,
    4. Religion, cause de l'union des peuples,
    5. Accord de la religion avec la science et la raison,
    6. Abandon des préjugés de toutes sortes,
    7. Éducation universelle et obligatoire,
    8. Égalité de l'homme et de la femme,
    9. Langue auxiliaire universelle,
    10. Solution spirituelle des problèmes économiques,
    11. Tribunal international,
    12. Paix universelle.


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  • crop circle

    FAUSSES REVELATIONS   
    En 1991 deux peintres paysagistes, David Chorley, 62 ans, et Douglas Bower, 67 ans, ont déclaré qu’ils étaient à l’origine du phénomène et ont avoué être les auteurs des Crop Circles. Ils disaient avoir décidé de ce canular en 1978. Le duo a déclaré que durant les 13 années précédentes ils avaient façonné la nuit des dessins dans le champ du sud de l’Angleterre. Il est étonnant et amusant, que ni l'une ni l'autre de leurs femmes ne les aient soupçonnés pendant 13 ans et qu’elles n'aient rien remarqué de suspect‚ de leurs sorties furtives et de leurs exploits nocturnes ! Ces déclarations semblent avoir ensuite inspiré d’autres imitateurs.  
      
     
     

     

    David Chorley et Douglas Bower.

     



    Les deux hommes ont voulu démontrer devant les caméras comment ils avaient fait, mais après plusieurs heures de travail, le résultat était un grand désordre. Une deuxième tentative donna les mêmes résultats pitoyables. Aussi, Doug et Dave n’ont jamais été capable de produire une formation de haute qualité devant des témoins indépendants permettant de convaincre les chercheurs de leurs compétences. Doug et Dave ont été invités à participer à un débat télévisé avec plusieurs chercheurs. Il fut demandé à Doug s’ils avaient fait des dessins dans le Wiltshire (c’était la région ou les formations étaient les plus fréquentes depuis 1988) et il a affirmé catégoriquement que non ce n’était pas d'eux…..
     

    La bonne blague

    Ils ne pouvaient pas non plus expliquer comment ils avaient fait les plus complexes des dessins. Plus les questions leur étaient posées et plus leurs réponses étaient incertaines. A la fin, Doug et Dave n'étaient plus du tout sûr des dessins qu'ils avaient faits ou pas. Le ton de leur voix et leur manière de parler donnait l'impression que leur plan entier avait été orchestré.  
    Mais en fin de compte, pour les médias comme pour le public le doute s’était insinué sur la réalité du phénomène. Il avait suffit de présenter une paire de mystificateurs présumés et une raison logique de croire que la chose entière était une plaisanterie pour que le mystère soit considéré comme résolu. 

    FAUX CROP (Origine Humaine) 

    VRAIS (Origine Inconnue)   
    On a pu déterminer dans les vrais Crop Circles que les tiges des blés ne sont pas cassées, ni pliées. Quelque chose semble avoir agi sur le “noeud” le plus proche du sol.  


    A gauche tige tirée d'un faux et à droite d'un vrai


    Nœuds normaux


    Nœuds soufflés (tiges dans le Crop Circle)


    Coupe d'une tige normale


    Coupe d'une tige à l'intérieur du Crop Circle



    Comme vous pouvez le voir, le fait que les tiges de céréales soient modifiées génétiquement pourrait être un début de preuve pour affirmer que ce n'est pas normal et que la population n'a rien à voir la dedans. Les céréales ne sont pas au sol au hasard: elles sont tressées et empilées les unes sur les autres suivant des couches en tissage, de manière minutieuse.  Des anomalies magnétiques sont présentes au sein des Crop Circle, et mystérieusement, les batteries et piles électriques se déchargent beaucoup plus vite dans les Crop Circle. Les appareils électroniques cessent souvent de fonctionner. Des nausées se font ressentir de temps en temps. Des sons à basse fréquence sont audibles de temps à autres….
    Il y a des témoignages de personnes ayant vu les champs avant la formation du Crop Circle et après sa formation, le tout n'étant séparé que de quelques minutes parfois (un aviateur qui survole un champ à l'aller et au retour, des automobilistes qui passent le long d'une route jouxtant un champ où se forme un Crop, etc.), pour des réalisations qui prendraient au minimum des heures de travail.
     

    FAUX CROP CIRCLES 
      Impressionant…



     VRAIS CROP CIRCLES  

       

     
     

    Examinez cette précision, comptez les cercles…

    MESSAGES 




    Celui-ci ressemble à un gris (voir rubrique : Extraterrestres)Réalisé à la ferme de Crabwood (près de Winchester, Hampshire, UK) 
     



    Comme vous pouvez le constatez, près du visage de l'E.T ce trouve un cercle. Regardez bien ce cercle, il représente une spirale de CODES BINAIRES. (Ci-dessous)  

    Partons du centre de la spirale. Ici on colore en bleu les espace, en vert les “0″ et en rouge les “1″.Nous obtenons :

    01000010+01100101+01110111+01100101+01110010+01100101C'est du binaire en ASCII tout simplement…Et cela donne…



    01000010 = B01100101 = E
    01110111 = W
    01100101 = A
    01110010 = R
    01100101 = E



     

    BEWARE (en Anglais) = Faites attentionJe ne préfère pas communiquer le reste du message, celui-ci n'étant pas clair à 100 %.



    Le crop circle du “visage” de Chibolton a été découvert le 19 août 2001. Ce n'est qu'une hypothèse mais ne trouvéz vous pas que ce visage ressemble à celui d'un cliché pris par l'orbiteur Vicking 1 en 1976 ? (Voir si dessous).  
     

    Regardez et reculez progressivement… 


    Cliché pris en 1976 par l'orbiteur Vicking 1 sur Mars.

    En 1974 pour célébrer l'installation d'une nouvelle surface réfléchissante plus précise sur le radio-télescope d'Arecibo à Porto Rico, Donald Drake conçoit avec l'équipe d'Arecibo un message de démonstration à destination d'intelligences extraterrestres. Ce message était destiné à d'éventuels habitants éloignés de notre système solaire.  
    Un deuxieme crop découvert le 19 août 2001 près de celui du visage cité plus haut  n'était rien d'autre qu'une réplique du message envoyé par Frank Donald Drake et son équipe du radio-télescope d'Arecibo de Porto Rico, vingt-sept années auparavant ! Il y avait cependant quelque changements avec le message envoyé en 1974.  


    La liste des nombres atomiques correspondant aux éléments primaires indispensables à la vie terrestre comportait un nouveau nombre, le 14, qui désigne le silicium. Or le silicium est, selon de nombreux médiums, l'élément qui permet aux entités de la Lumière (et aussi de l'Ombre, d'ailleurs) de se manifester dans notre octave fréquentielle de troisième dimension.  
    La structure de l'ADN de l'homme était également modifiée, semblant indiquer la réactivation de certains segments considérés aujourd'hui par les généticiens comme ''neutres”, sans fonctionnalité apparente.  

    Le nombre indiquant la population de la planète était étrangement passé de 4,3 milliards à 21,3 milliards !

    La représentation de l'être humain était sensiblement transformé, ce qui laisse supposer, que la morphologie de l'être humain est sur le point de changer, d'évoluer, de grandir…  
    Le diagramme de notre système solaire était sensiblement transformé, ce qui laisse supposer, bien sûr, que la morphologie de l'être humain est sur le point de changer, et que de nouvelles planètes seront bientôt découvertes.   
     

    Message envoyé en 1974  par Frank Donald Drake et son équipe du radio-télescope d'Arecibo de Porto Rico. 

     

      

    Réponse par crop en 2001.  
      

      Site où deux Crops sont apparus.
    LES VRAIS CROP CIRCLES SEMBLENT VALIDER CERTAINES THEORIES COMME :

     

    Un crop circle représentant la terre creuse avec ses ouvertures aux Pôles. (voir rubrique : Terre creuse)


    Et ici représentant le calendrier Maya qui prendra fin le 21.12.2012…  (Voir rubrique : Maya) 

     


    Source:http://johndoe2012.unblog.fr/tag/crop-circles/
     
     
     


    Crop circle vidéo intéressante
    envoyé par princedesmaux

     


    Crop circle intéressant 2ème partie
    envoyé par princedesmaux

     

     


    Crop circle intéressant 3ème partie
    envoyé par princedesmaux


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